Technique et chantier

Le D6N 4F : petites évolutions pour une machine de finition

Mots clés : Industriels du BTP - Terrassement - Travaux publics

Terrassement. Les testeurs de Technique-TP livrent aux lecteurs du Moniteur leurs impressions après une journée passée aux commandes du D6N 4F Caterpillar.

Lors du Connect Tour 2015 consistant à organiser des journées de démonstration partout en France, Bergerat Monnoyeur a mis à notre disposition le nouveau Caterpillar D6N 4F, dernière évolution d’un bouteur de 16,5 t équipé d’un moteur Caterpillar Acert 6.6, d’une puissance de 152 ch répondant à la norme moteur Étape 4. C’est une machine de finition dont la transmission reste mécanique, avec une boîte powershift à trois vitesses, un verrouillage du convertisseur de couple conjugué à une bonne gestion du régime et de la puissance moteur, le tout permettant une linéarité proche d’une transmission hydrostatique. Nous trouvons néanmoins que le rétrogradage est trop rapide en charge. La lame, bien dimensionnée, est repliable manuellement. Mais pourquoi ne pas adopter un repliage par vérin hydraulique, plus efficace et pratique ? Cet engin est prééquipé de série pour recevoir différents systèmes de guidage. Il intègre l’option Stable Blade qui améliore la stabilité de la lame en travaux de finition, ainsi que le Grade Control, système d’assistance à la conduite automatique qui permet à l’opérateur, via son tableau de bord, de modifier sur l’écran les données de pente en long, en large et en travers. Il s’agit, ni plus ni moins, d’un correcteur de pente nouvelle génération. La conduite de ce bouteur est agréable, le tableau de bord est bien conçu, et le siège s’adapte parfaitement à la morphologie du conducteur − nous aurions cependant apprécié que ce dernier pivote comme sur les modèles plus gros. Cette nouvelle mouture du D6N maintient Caterpillar dans la course des bouteurs de finition, un créneau sur lequel le numéro un fait face à une sérieuse concurrence. Cependant, il faut admettre que ce n’est pas avec cette machine qu’il se distingue du lot. Le D6N 4F − l’évolution réussie d’une machine traditionnelle − ne marque pas une rupture technique, mais il a d’autres atouts : au-delà de ses performances, l’engin bénéficie d’une qualité du service et d’une valeur de revente dont rêveraient certains concurrents…

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+ : Nous avons été séduits par les accès pour l’entretien, bien conçus, par le remplissage aisé du réservoir d’AdBlue, tout comme la purge très pratique du réservoir de gazole. L’insonorisation de la cabine est bonne, et les assistances électroniques à la conduite facilitent le travail de l’opérateur.

– : Nous avons été déçus par le manque de visibilité latérale et arrière, en particulier sur le rippeur, et cela à cause de l’arceau de protection anti- retournement extérieur. Il est dommage que celui-ci ne soit pas intégré dans la structure même de la cabine. La caméra arrière ne résout pas le problème : la qualité d’image et d’écran ne suffit pas. Le repliage de la lame est complexe. Enfin, les commandes en cabine sont spécifiques à la marque et peuvent perturber un opérateur formé sur un autre engin.

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Test du bouteur Caterpillar D6N 4F

Entretien service : ++
Confort cabine: +
Visibilité arrière et latérale : – –
Souplesse générale au travail : +
Performance de poussée : +
Stabilité au travail : +
Assistance de conduite : ++
Concept général de la machine : +

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