Produits Isolants biosourcés

Le confort responsable

Bien qu’encore largement minoritaire, le marché des isolants biosourcés bénéficie désormais d’une offre diversifiée de produits largement certifiés et validés par des avis techniques. Autant de nouveaux leviers pour développer ce segment en devenir.

Les isolants biosourcés désignent, selon l’arrêté du 19 décembre 2012 relatif au label « bâtiment biosourcé », des matériaux issus de la biomasse végétale ou animale. Ils regroupent des produits à base de fibres de bois, chanvre, lin, liège, ouate de cellulose, textile recyclé, laine de mouton, plumes… Utilisés depuis longtemps pour certains d’entre eux, leur véritable développement en France a débuté à la fin des années 90 par la réimplantation de la culture du chanvre, dont la fibre très prisée pendant des siècles par la marine avait été oubliée. Un marché s’est peu à peu mis en place, à l’origine tourné vers les seules constructions en bois ou les maisons écologiques, et qui touche aujourd’hui le logement collectif, les bureaux, les établissements scolaires… Représentant 8 à 10 % du marché français de l’isolation, il est soutenu dans les textes par la nouvelle loi sur la transition énergétique pour la croissance verte et le futur projet de loi sur la biodiversité.

Pour autant, quelques freins existent encore. Parmi eux, un coût de 10 à 15 % plus élevé, des habitudes de construction et la position dominante des isolants dits traditionnels. Une situation qui évolue avec la structuration d’une filière isolants biosourcés désormais bien avancée. Les gammes des fabricants se sont diversifiées (produits en vrac, rouleaux et panneaux), et nombre d’outils industriels ont été développés pour répondre à des critères de qualité et de coût.

« Puits de carbone »

En outre, ces isolants sont mieux connus. Leurs principaux atouts se situent sous l’angle environnemental, avec un très bon bilan carbone qui en fait des matériaux « puits de carbone » et le recours à des ressources renouvelables ou recyclées, même si la plupart intègrent, en faible proportion, des agents antifongiques et ignifuges, ainsi que des liants synthétiques (panneaux et rouleaux). Sur le plan thermique, leur performance se valent, avec une conductivité λ comprise...

Vous lisez un article de la revue CTB n° 352 du 24/06/2016
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