Territoires Saint-Denis

Le concours est lancé pour le franchissement Pleyel

A la fin août, la communauté d’agglomération Plaine Commune a lancé un concours international de maîtrise d’œuvre pour le franchissement des voies ferrées du réseau Nord-Europe, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). D’une longueur de 287 m, l’ouvrage permettra d’enjamber le « troisième plus important faisceau ferroviaire au monde après Chicago et Tokyo », indique Catherine Léger, directrice générale de la SPL Plaine Commune Développement, chargée de préparer la consultation et d’assurer son suivi jusqu’à la désignation du lauréat à l’été 2016. Le choix interviendra parmi quatre ou cinq candidats qui devraient être sélectionnés à la fin novembre.

Quand le projet est né en 2006-2007, il s’agissait de compléter le maillage viaire est-ouest de la plaine Saint-Denis, qui ne comptait qu’un seul franchissement sur 3 km, et de mieux relier le secteur Pleyel (à l’ouest du faisceau) au quartier du Landy (à l’est). En 2010, avec l’annonce de la création d’une gare du Grand Paris Express (GPE) dans le quartier Pleyel, le projet prend une autre dimension : assurer l’interconnexion entre la gare Saint-Denis-Pleyel, conçue par l’architecte Kengo Kuma, où se croiseront quatre lignes du futur métro (14, 15, 16 et 17), et celle du RER D, implantée de l’autre côté des voies ferrées. « L’attractivité du secteur Pleyel dépend largement de son désenclavement. Le projet urbain qui doit accompagner l’implantation de la gare du GPE ne sera assurément pas le même avec ou sans franchissement », fait-on également valoir à Plaine Commune.

Pas une simple liaison fonctionnelle.

Pour les trois maîtres d’ouvrage – Plaine Commune, le groupe SNCF et la Société du Grand Paris (SGP) -, l’ouvrage à concevoir, accessible aux piétons, aux vélos, aux transports en commun et aux voitures, « ne doit pas se réduire à une liaison fonctionnelle, mais doit devenir un morceau de ville ». D’où l’idée d’y adosser un bâtiment-pont offrant une façade la plus longue possible avec des commerces, des services, des cafés… afin de créer une ambiance urbaine et d’améliorer le confort de la correspondance. L’enveloppe prévisionnelle des travaux s’élève à 96 millions d’euros HT (hors bâtiment-pont et travaux connexes ferroviaires estimés à 25 millions). Un investissement qui, à ce jour, n’est pas financé. Mais si Paris décroche l’organisation des Jeux olympiques en 2024 et si le quartier Pleyel, l’un des trois sites à l’étude, accueille le village olympique, alors « ce sera dans la poche », estime Patrick Braouezec, président de Plaine Commune. Le franchissement permettra en effet d’assurer une liaison directe entre le village des athlètes d’un côté, le Stade de France et le futur centre nautique, de l’autre. Dans le cas contraire, le montage financier sera plus difficile à boucler. Avec ou sans JO, la maîtrise d’ouvrage vise une mise service concomitante à celle de la gare du GPE, en 2023. Pour respecter ce calendrier, les travaux de génie civil devront débuter au 2d semestre 2019.

Et si ce projet ne voit finalemnet pas le jour, la SGP réalisera une passerelle pour relier les deux gares. Un ouvrage moins onéreux, de l’ordre de 20 millions d’euros.

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