Actualité des marchés

LE COMMERCE DE PÉRIPHÉRIE OU LA MONTÉE EN PUISSANCE DES RETAIL PARKS

Mots clés : Centre commercial - Etat et collectivités locales - Gestion et opérations immobilières - Magasin

Il n’existe pas un commerce de périphérie mais des commerces de périphérie, qui revêtent des réalités immobilières et urbaines hétérogènes. Le retail park de nouvelle génération est apparu il y a une quinzaine d’années, tentant de venir répondre à l’évolution de comportements des consommateurs et des attentes des acteurs du commerce et de l’immobilier ainsi qu’aux problématiques urbaines et économiques des collectivités. En même temps que le produit évoluait, le marché se professionnalisait, basculant d’un modèle où les enseignes détenaient leurs murs vers un modèle où elles n’en sont plus que locataires. Ainsi, dans un marché de l’investissement où les produits viennent à manquer, le retail park retient toute l’attention des investisseurs, se présentant aujourd’hui comme une opportunité de diversification de leurs portefeuilles.

Le retail park, un format commercial attractif

– Hétérogénéité et hybridité des modèles commerciaux de périphérie

Le principe même du retail park est de proposer un regroupement d’enseignes dans un ensemble commercial homogène et intégré dans son environnement permettant une unité de gestion, notamment par la mutualisation du parking et des services. Si les espaces de parking sont indissociables de ce modèle commercial, une large place est donnée aux piétons avec des espaces de circulation dissociés et une accessibilité en transport en commun. Les circulations sont optimisées et le véhicule est stationné une fois pour toute, sans que le client n’ait à y revenir. Les espaces verts font également partie de la programmation de ces ensembles commerciaux, renforçant la dimension loisirs et leur intégration dans le paysage. Cette évolution du modèle commercial de périphérie vers un format plus unifié revêt néanmoins des caractéristiques hétérogènes. De l’actif à l’architecture simple comprenant 5 à 10 points de vente au grand centre à ciel ouvert, intégrant une offre commerciale variée, sur des formats de cellules différents, le re-tail park est intrinsèquement hétérogène. Ce type de produit à l’image de ceux développés notamment par la Compagnie de Phalsbourg misent sur une architecture spectaculaire, un mix merchandising étoffé mais aussi du loisir (aires de jeux, espaces verts, bowling, trampoline, laser game… ), des services (wifi, prêt de poussettes, bornes de rechargement pour voiture électrique… ) et de la restauration. L’urbanisation progressant, les retail parks se retrouvent parfois intégrés dans le tissu urbain, allant parfois jusqu’à proposer des commerces de proximité (cordonnerie/clé minute, boulangerie, pharmacie… ).

– Opportunité pour les enseignes

Un certain nombre d’enseignes reste les marqueurs du paysage commercial de périphérie qui recherchent avant tout de grandes surfaces et des loyers bas. C’est le cas des enseignes low cost telles que Babou, Gifi, Stokomani, Noz ou le dernier entrant néerlandais Action. Citons également des marques de prêt-à-porter mass market comme Kiabi (qui modernise actuellement de nombreux points de vente) ou Gémo ; ainsi que des acteurs de l’équipement de la maison tels que Fly, Conforama, But ; en passant par le bricolage (Leroy Merlin, Castorama) ; le sport (Decathlon, Go Sport Intersport) ; le jardin (Truffaut, Jardiland, Gamm Vert).

La diversification du mix merchandising des nouveaux retail parks a pour objectif de répondre à l’ensemble des besoins des consommateurs. Les développeurs proposent...

Vous lisez un article de la revue Operations Immobilieres n° 97 du 11/07/2017
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