Régions Limoges

Le chantier du stade de Beaublanc redémarre enfin

Après plus de deux ans d’interruption à la suite de la découverte de lourdes malfaçons dans la structure béton, le chantier du stade de Beaublanc, à Limoges (Haute-Vienne), est repris par Eiffage Construction, chargé de l’ingénierie de réparation. Commencé fin 2012, le chantier a présenté rapidement de graves malfaçons structurelles. C’est l’ensemble de la structure béton que le mandataire, l’Atelier Ferret Architectures, établi à Bordeaux, propose de revoir. Veritas confirme en 2014 le sous-dimensionnement des ferraillages du béton, calculs réalisés par RFR GO +, sous-traitant de RFR Gmbh, cocontractant en 2010 de l’équipe de maîtrise d’œuvre.

Récit d’une affaire rarissime. L’Atelier Ferret déclare alors le sinistre à son assureur, la Mutuelle des architectes français. Las, les erreurs de calcul ne sont pas prises en compte par le contrat d’assurance. En août 2014, RFR GO + est liquidé, suivi, en janvier 2015, de RFR Gmbh, la maison mère basée à Stuttgart, qui perd son lien juridique avec l’opération. L’assureur de Ferret, toujours mandataire, finance un nouvel audit complet de la structure béton, confié à Setec TPI, un bureau d’études structures parisien, qui met en lumière 12 typologies d’erreurs qui impactent l’ouvrage et entraînent 150 points de travaux de renforcement. Une affaire « rarissime », selon Christian Birbaud, directeur régional Sud-Ouest d’Eiffage Construction, qui a repris en main le chantier.

Opérations complexes et gros surcoût. « Les solutions de renforcement que nous allons mettre en œuvre sont connues et très bien maîtrisées, mais les opérations vont se révéler plus complexes et minutieuses, car une grande partie de l’ouvrage n’est plus accessible pour les gros engins de chantier », explique Christian Birbaud. Les renforcements béton par surépaisseurs seront ainsi réalisés à la main. Les erreurs de calculs ont entraîné un sous-dimensionnement des ferraillages, des armatures seront ajoutées en 35 points et des travaux de renforcement des fondations seront également effectués. « Nous serons amenés à élargir certaines parties de soutien béton, et en certains endroits nous injecterons des résines à haute résistance, le résultat sera pour ainsi dire invisible de l’extérieur », continue-t-il. Le chantier reprendra donc dès janvier prochain, pour au moins dix-huit mois et un coût de 7 à 10 millions d’euros HT, à ajouter au montant actuel de 52,4 millions d’euros TTC.

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