Régions Calais

Le chantier du port avance contre vents et marées

Mots clés : Entreprise du BTP - Etat et collectivités locales - Gares, aéroports - Réseau routier - Transport maritime

650 entreprises locales du BTP sont inscrites sur la plate-forme des marchés du Picardie Pass Rénovation.

30 M€ seront investis d’ici à 2020 dans l’agglomération lilloise pour réaliser 100 km de voies cyclables.

3 300 km de routes sont gérés par la Métropole de Lille depuis le 1er janvier 2017.

C ‘est à Calais que se déroule actuellement le chantier portuaire le plus important d’Europe. Des travaux d’extension qui doivent répondre à l’évolution du trafic et de la taille des bateaux – jusqu’à 240 m de long pour 35 m de large – dans les années à venir. Après l’analyse de plusieurs variantes, c’est finalement l’extension au nord de l’infrastructure qui a été retenue par la chambre de commerce et d’industrie Côte d’Opale et la région Hauts-de-France.

Livraison en 2021. Le groupement d’entreprises sélectionné pour le projet – estimé à 675 millions d’euros – est composé de Bouy gues Travaux publics (mandataire), Colas Nord-Picardie, Spie Batignolles et Jan De Nul. La maîtrise d’ouvrage est assurée par la Société des Ports du Détroit. La maîtrise d’œuvre, quant à elle, revient à Arcadis. La totalité de la nouvelle extension doit être livrée pour le 13 janvier 2021. « Travaux maritimes, dragage, génie civil, aménagement, voirie, bâtiment, énergies renouvelables… Le chantier d’extension du port de Calais ressemble au salon des métiers du BTP », s’amuse Arnaud Grévoz, directeur de projet adjoint pour Bouygues Travaux publics.

En un peu plus de cinq ans, plusieurs ouvrages dits « structurants » seront construits. Une digue en mer de 3,3 km de long constituera une « ceinture minérale », donnant naissance à un bassin de 110 ha, dont 90 ha seront navigables. Plus de 4 millions de m3 de déblais seront extraits du site et près de 3 millions de m3

de matériaux seront nécessaires à la construction de la digue. Les matériaux de dragage du bassin servent à la création, en parallèle, de 65 ha de nouveaux terre-pleins, dont 44 ha sont gagnés sur la mer. « Dans une logique d’équilibre déblais-remblais, la quasi-totalité des matériaux de dragage sont réemployés pour réaliser les nouveaux espaces “ terrestres ”, qui accueilleront trois nouveaux postes d’accostage pour maxi-ferries, un poste roulier ainsi que des plates-formes pour les bâtiments d’exploitation et d’accueil, et les voiries d’accès au port », indique Arnaud Grévoz.

Particularité du chantier : 15 500 Xblocs vont être mis en place sur l’extrados de la future digue. Près de 2 800 de ces blocs en béton préfabriqués (4 m3 unitaire) sont déjà sortis d’usine et environ 800 ont déjà été posés. « Nous mettons en place quelque 40 blocs par jour », précise le responsable. Concernant la digue elle-même, le rythme des approvisionnements de matériaux par voie terrestre s’élève actuellement à 10 000 tonnes par jour, voire 15 000 tonnes en pointe. « Les meilleurs travaux portuaires, d’un point de vue technico-économique, sont encore ceux réalisés de la terre », conclut Arnaud Grévoz.

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