Régions Nanterre

Le chantier de la nouvelle gare débute par le parvis

La première pierre du parvis de la future gare multimodale Nanterre-Université a été posée le 15 septembre. C’est la première étape du projet de construction de cette gare réunissant train, RER, bus, vélo, et prolongement du tramway T 1. Construit à 8 mètres au-dessus des rails, large de 40 mètres, long de 70 mètres, ce parvis (2 500 m²) enjambera les voies ferrées depuis l’université vers le boulevard des Provinces-Françaises. L’élévation des quatre piles du parvis est en voie d’achèvement. La construction du tablier – partie qui supporte les circulations – va être entamée en novembre avec la mise en place de poutres de 25 m, acheminées et posées de nuit. La durée prévisionnelle du chantier du parvis est de quinze mois, pour un coût de 11,2 millions d’euros.

Trait d’union

« Ce parvis et cette gare seront le trait d’union qui contribuera à recoudre l’une des nombreuses déchirures urbaines accumulées dans notre ville au fur et à mesure du développement du quartier d’affaires de La Défense », a déclaré Patrick Jarry, maire de Nanterre et président de l’établissement public d’aménagement Seine-Arche (Epasa) (1), maître d’ouvrage.
Le chantier a pris une année de retard. Les travaux préliminaires sous maîtrise d’ouvrage de la RATP sont d’une « extrême complexité », a indiqué Yves Ramette, directeur général adjoint de la régie, qui ajoute toutefois que « le projet avance, même s’il rencontre des difficultés inédites ».
Première d’entre elles : le déménagement de l’atelier de maintenance du RER A de La Folie (34 000 m²) vers le site du Marteau situé à 800 m en direction de Paris, pour permettre la construction de la nouvelle gare. Ce terrain SNCF était pollué, mais le nouveau centre de maintenance, appelé « Le Marteau » a été livré en avril et sera opérationnel en janvier. Il reste à adapter la signalisation et les équipements RATP au réseau RFF/SNCF et par conséquent qualifier le personnel RATP. « Or, souligne Yves Ramette, qualification du personnel sur la section Rueil-Etoile, travaux préliminaires de la gare, installation du Marteau doivent se faire en même temps sans interruption du service ni rupture de la maintenance. Le travail se fait de nuit, les contraintes sont fortes, les créneaux horaires très étroits (2 heures de travail par nuit). Un faisceau de raisons explique donc ce retard. »
La gare pourrait être livrée en 2015 plutôt qu’en 2014. Un retard « irritant », selon Patrick Jarry : « Cela fait quarante ans que Nanterre attend sa gare. »
Le président de l’Epasa fait aussi valoir que c’est sans doute la première fois qu’un aménageur est sollicité à cette hauteur pour le financement d’une gare. Son coût s’élève à 116 millions d’euros, dont 32 millions acquittés par l’établissement public.

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ENCADRE

Fiche technique (parvis)

Maître d’ouvrage : EPA Seine-Arche.
Maîtres d’œuvre : Ingerop, TGT-Y Ingénierie.
Coordinateur SPS : BECS.
Contrôle technique : Socotec.
Entreprises : NGE Génie civil et Parenge.

(1) L’Epasa va fusionner avec l’Epad.

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