Régions Pantin

Le Centre national de la danse s’ouvre à la ville

Mots clés : Manifestations culturelles

Le Centre national de la danse (CND) de Pantin (Seine-Saint-Denis), bâtiment iconique de l’architecture brutaliste des années 1960 conçu par l’architecte Jacques Kalisz, a réouvert fin septembre, après huit mois de travaux. L’intervention de l’agence Berger & Berger est minimaliste : « Nous avons repris les éléments qui ne fonctionnaient pas et, en accord avec la nouvelle directrice Mathilde Monnier, nous avons créé des liens vers la ville. Nous ouvrons le lieu, explique Cyrille Berger. Nous souhaitions retrouver l’esprit d’origine de Kalisz, avant la restructuration du bâtiment au début des années 2000, qui avait notamment cloisonné tout l’espace du rez-de-chaussée. La suppression des cloisons permet de retrouver le béton brut, l’essence même du bâtiment. » Construit en 1972, ce dernier a d’abord abrité la Cité administrative de Pantin, puis a été reconverti en Centre national de la danse par Claire Robain et Antoinette Guieysse, projet récompensé par le Prix de l’Equerre d’argent 2004.

Décloisonnement. Le travail de chirurgie qui a été mené permet de gagner en lisibilité et d’appréhender dès l’entrée l’ensemble des espaces, des distributions, des circulations horizontales et verticales, en s’appuyant sur l’architecture épurée de Jacques Kalisz. Une nouvelle salle de danse décloisonnée et ouverte à tous est aménagée dans l’une des avancées du bâtiment. De la même façon, l’espace médiathèque-bibliothèque a été repensé afin d’être accessible aux visiteurs. Un vaste café-restaurant, lieu d’échanges des publics, ainsi qu’une librairie ont été installés dans le hall. L’espace accueil et billetterie est regroupé avec une nouvelle configuration en op e n s p ace , organisée autour de deux grandes bornes dessinées par les architectes, tout comme l’ensemble du mobilier : bancs, rangements, chaises et tables – en bois, marbre, métal – du restaurant, de la bibliothèque ou de la médiathèque.

Les travaux, d’un montant total de 1 million d’euros, financés par le ministère de la Culture et de la Communication, ont également porté sur l’éclairage avec une centaine de globes de verre soufflés artisanaux du Centre international d’art verrier (Ciav), avec différents polissages, réinterprétation des luminaires d’origine.

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