Régions Amiens

Le Carré Perret fait sa percée en cœur de ville

Mots clés : Entreprise du BTP - Etat et collectivités locales - Travaux publics

80 778 m² de bureaux commercialisés dans le neuf en 2016 sur la métropole lilloise.

500 km de voiries supplémentaires à gérer pour le Grand Arras suite aux transferts de compétences.

2 820 M€ Montant des travaux faits en 2015 dans les Hauts-de-France par les entreprises de TP, soit 8 % du volume national.

L’audacieuse percée de la tour Perret, bâtiment haut de 110 mètres, conçu par l’architecte Auguste Perret et classé monument historique depuis 1975, va permettre l’avènement de l’un des projets amiénois phares de ces dernières années. A savoir la création d’un passage reliant la rue Lamartine à la gare et l’aménagement du Carré Perret, projet lancé par la chambre de commerce et d’industrie (CCI) Amiens-Picardie, la Ville et Bouygues pour un montant de 17 millions d’euros HT.

Pour Jean-Yves Moreau, chef de projets chez Linkcity Grand Ouest, la filiale de développement immobilier de Bouygues Construction, « le projet de reconquête vise à recréer un cœur d’animation central avec commerces, logements et activités professionnelles dans cette partie historique du centre-ville de 10 000 m² délaissée et pas toujours bien occupée ».

« Un enjeu fort et complexe. » Inclus dans le périmètre de la ZAC Gare-La Vallée dont la requalification a été confiée à l’architecte Paul Chemetov, le Carré Perret est une portion de secteur à revitaliser, un îlot central de ville dans une ceinture de bâtiments en briques. « La percée de la Tour Perret, symbole d’Amiens, est un des enjeux fort et complexe de ce projet. Elle permettra d’offrir une nouvelle perspective depuis la gare via un passage paysager piéton », ajoute Jean-Yves Moreau.

« La tour Perret va retrouver sa fonction d’origine de porte d’entrée de la ville », poursuit Denis Richard, architecte de l’agence amiénoise Richard Architecture. Ce dernier propose un projet conçu sur la base d’un énorme socle bardé de métal ponctué de vitres qui confère au projet une cohérence de liaison esthétique, les différents bâtiments venant s’y poser pour cadrer avec la tour. Le site accueillera un hôtel Ibis trois étoiles de 120 chambres, une résidence senior non médicalisée de 95 appartements ainsi qu’un espace de coworking de la CCI de 450 m². Six appartements ainsi qu’un parking souterrain privé d’une centaine de places sont aussi au programme. « Un espace de vie conçu en toiture de la résidence senior avec lieux de détente, médiathèque et salle de sport formule l’une des particularités de ce projet et atteste de modes de vie nouveaux », indique encore l’architecte.

Des réponses d’écriture entre les bâtiments. Les six logements donnant sur la rue Lamartine viendront se greffer derrière une façade du XVIIIe siècle réhabilitée. L’ensemble, aux tonalités rappelant celles de la brique locale, pointillé de petites touches de béton brut, lasuré ou texturé répondant à la tour Perret, offrira aussi des réponses d’écriture entre les différents bâtiments. Avec pour centre de gravité, l’hôtel à l’impact visuel marqué. Le chantier doit débuter en avril et durer jusqu’en juin 2019.

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