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Le bois, la seconde nature d’OBM Construction

Mots clés : Acier - Bois - PME

Après s’être imposée dans la construction métallique, la PME du Loiret s’enracine dans le bois avec succès.

A l’origine, OBM Construction avait un ADN… plutôt estampillé métal. Implantée à Ormes, dans l’agglomération d’Orléans, cette entreprise née dans les années 1950 s’est longtemps distinguée dans le préfabriqué, comme spécialiste de la construction modulaire et industrielle. Une image qui lui reste en partie attachée, comme en témoignent la persistance de son nom – OBM est le sigle de « Omnium Bâtiments modulaires » – et l’architecture très industrielle de son siège. Pourtant, depuis dix ans, cette entreprise familiale, un temps passée dans le giron d’Eiffage, s’est taillé une place de choix dans un tout autre secteur, celui de la construction bois, dans lequel elle revendique désormais une position de leader.

Cette nouvelle aventure a débuté au milieu des années 2000. OBM est alors en pleine expansion. Grâce à des opérations de croissance externe, l’entreprise passe en quelques années de 20 à 200 salariés. Au passage, elle se dote de plusieurs usines – fabrication de modules (Atemco en Dordogne), de murs panneaux standard bois-métal à Rochefort-du-Gard ou de charpentes métalliques et murs à ossature bois et CLT à Chevilly (Loiret). « Notre marque de fabrique, c’est d’être une entreprise générale, qui dispose en plus de ses propres moyens de production, explique le directeur général Olivier Messéant, qui a pris les commandes de l’entreprise il y a deux ans, début 2014. C’est ce qui nous donne une vraie valeur ajoutée par rapport à nos concurrents qui sont plutôt des industriels du bois. »

Deux bureaux d’études.

Ces deux dernières années, l’ancien cadre de Spie a fait passer la part de la construction bois de 25 % à 50 % dans l’activité d’OBM. L’entreprise a notamment décroché des marchés comme l’extension de la direction régionale de l’environnement à Orléans-La Source, ou la construction, en cours, du collège de Pontchâteau (Loire-Atlantique), un ouvrage en bois et métal (15 millions d’euros) qui ouvrira à la rentrée prochaine. Dotée de deux bureaux d’études, OBM travaille beaucoup avec la commande publique, dans le secteur de la santé et de l’éducation. Mais l’entreprise vise aussi le logement et le marché du corps d’état séparé, grâce à sa nouvelle filiale Wood’up qui compte s’attaquer, notamment, au secteur de l’isolation thermique.
En parallèle, l’entreprise s’est réorganisée. Elle a cédé une activité déficitaire de location de modules à Loxam, rapatrié la production de panneaux standard du Gard vers le Loiret… Mais elle n’a pas pour autant abandonné son premier métier : la construction industrielle (40 % de son activité) et modulaire (10 %). Avec 150 salariés pour 60 millions d’euros de chiffre d’affaires, OBM évolue désormais dans un périmètre resserré mais mieux structuré. Reste une étape à piloter, la refonte du capital, une fois que la famille Lheure, actionnaire historique d’OBM, aura décidé de tourner la page.

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