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Le BIM en formation professionnelle

Mots clés : Apprentissages - Enseignement supérieur - Logiciels - Outils d'aide - Ouvrage d'art

Mis en place par l’Ecole des ponts et l’ESTP, le mastère BIM fête sa première année.

Impressionné par le travail fourni, Bertrand Delcambre, président du Plan de transition numérique dans le bâtiment a salué le travail des participants du mastère spécialisé BIM (Bâtiment et informations modélisés) lors de la soutenance des ateliers pratiques en juin dernier. Sous-titré « Conception intégrée et cycle de vie du bâtiment et des infrastructures », le mastère a accueilli une première promotion de 36 professionnels, dont 50 % d’ingénieurs et 25 % d’architectes. Les ateliers pratiques, dirigés par Thibaut Robert, ont porté sur des projets en interaction les uns avec les autres sur le campus de la Cité internationale universitaire de Paris. La soutenance passée, ils disposent désormais d’un an pour rédiger leur thèse professionnelle, qui finalisera leur investissement dans cette formation reconnue par la Conférence des grandes écoles.

Mis en place par l’Ecole des ponts ParisTech et l’Ecole spéciale des travaux publics, du bâtiment et de l’industrie (ESTP) en association avec plusieurs partenaires (1), le mastère vise à rendre les participants capables d’intervenir grâce à la méthodologie BIM à toutes les étapes du cycle de vie d’un projet. Dans ce but, les enseignements couvrent un champ qui va de la compréhension des enjeux du BIM à la gestion patrimoniale, en passant par la collecte et la structuration des données, le management opérationnel de projet et la mise en œuvre de l’interopérabilité. Le cursus comprend également les aspects juridiques et financiers dans les contrats, ainsi qu’un module sur l’international. Le diplôme s’adresse aux architectes et aux ingénieurs, mais également aux maîtres d’ouvrage, aux AMO, aux conducteurs d’opération, aux économistes, aux géomètres, aux chefs de produits industriels, aux exploitants, aux BIM managers et aux directeurs de synthèse. Les cours s’organisent en 350 heures réparties entre septembre et juin au rythme d’une semaine par mois.

Formation à distance.

Chacun des 11 modules est complété par quatre heures de formation à distance via la plate-forme (bim. enpc. fr) développée spécifiquement pour le mastère. « Il s’agit a minima de conférences et de vidéos, elle propose aussi des outils interactifs, des liens Internet pour approfondir certaines notions ou des présentations scénarisées et commentées », explique Olivier Celnik, codirecteur du mastère avec Philippe-Yves Petit. L’idée est bien d’augmenter peu à peu la part d’e-learning dans les enseignements. « Dans le cadre d’un projet, les participants seront amenés à travailler à distance, ils doivent donc maîtriser ces outils et connaître leurs limites », poursuit le codirecteur. Enfin, la plate-forme qui restera accessible aux anciens du mastère contribuera à créer une communauté de professionnels. Dès l’an prochain, le mastère qui comptera près de 80 professionnels, leur donnera accès à cette plate-forme d’enseignement à distance, mais aussi à une nouvelle salle de cours collaboratif, organisée en plateaux de projets avec des ordinateurs équipés des logiciels dédiés à la maquette numérique, ainsi que des logiciels métiers pour le calcul de structure ou les simulations thermiques. Comparable à un MBA, la formation représente un investissement de 13 000 euros en individuel et 15 000 ou 16 000 euros selon que l’entreprise est partenaire ou non.

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(1) Arts et métiers ParisTech, l’Ecole nationale des sciences géographiques, le CSTB, les écoles d’architecture de Marseille, Toulouse et Paris Val-de-Seine.

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