Autres Retour d’expérience

« Le BIM doit évoluer pour susciter l’adhésion de tous »

Mots clés : Logiciels - Outils d'aide

Dirigeant du bureau d’études fluides et développement durable ITF, Bruno Georges utilise le BIM (Bâtiment et informations modélisés) depuis environ un an. S’il débute en la matière, son expérience dans le bâtiment lui permet de porter un regard critique à l’égard de ce nouvel outil.

« Certes, le travail collaboratif ne manque pas d’atouts dans l’amélioration de l’excellence d’un projet. A ce titre, le BIM, en tant qu’outil performant, a un rôle important à jouer. Nous travaillons d’ailleurs aussi bien avec des architectes qui livrent des maquettes numériques abouties, sur lesquelles un vrai travail collaboratif est facilité, que sur des projets traditionnels en 2D. Dans ce cas, nous continuons à travailler comme nous savons le faire, car si l’impulsion n’est pas donnée au départ, il est plus simple et plus rentable d’utiliser nos outils classiques. Il me semble donc que l’architecte a un vrai rôle à jouer pour impulser le BIM sur les projets.

Mais il n’est pas le seul,

les éditeurs de logiciels et les industriels doivent également progresser. Tout d’abord sur les IFC, ce format d’échange de données standardisé qui, pour l’instant, fonctionne mal. Or, outre le réel besoin de communication entre professionnels, nous avons aussi besoin de pouvoir échanger facilement ces données. C’est l’un des enjeux pour rendre le BIM accessible au plus grand nombre. L’autre axe d’amélioration concerne l’ergonomie des logiciels qui obligent encore l’homme à s’adapter à la machine, alors que par ailleurs tablettes et smartphones nous démontrent tous les jours que les applications peuvent être intuitives et “ prêtes à travailler . Les logiciels de BIM présentent aussi l’inconvénient de ne pas être adaptés à la notion de phases. Ils obligent ainsi à entrer dans le détail dès l’avant-projet sommaire (APS), avec le réel risque de perdre la vision d’ensemble du projet. Un autre axe d’amélioration concerne la partie environnementale des logiciels, qui intègre encore mal simulations dynamiques, calculs d’énergie grise, etc. Enfin, le dernier sujet concerne le paiement de cette prestation. Pour moi, il s’agit toujours d’une mission d’ingénierie qui doit coûter le même prix, si tant est que la mission initiale est au bon prix, bien entendu. A l’inverse, la maquette elle-même a une valeur si elle est finalisée en fin de chantier. Sa propriété devient alors une vraie question ! »

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