Actualité JACQUES CHANUT, nouveau président de la FFB

Le bâtiment dans les gènes

La démarche est assurée, la poignée de main ferme. Sourire discret, regard franc, droit dans les yeux. Pas de doute, Jacques Chanut, le nouveau président de la FFB, est un homme du bâtiment. C’est dans son ADN. Un temps jusqu’à saturation. « A la maison, mes parents parlaient bâtiment au petit-déjeuner, au déjeuner, au dîner… Au point que j’en vienne à me dire : tout sauf ça ! » Après le bac, au revoir Bourgoin-Jallieu, bonjour Chambéry où il s’en va quérir le diplôme de l’école supérieure de commerce. Nous sommes en 1987 et durant six ans, Jacques Chanut travaillera dans l’industrie en Savoie. Jusqu’à ce que l’obstiné gène du bâtiment se rappelle à lui. Retour à Bourgoin pour incarner la quatrième génération de Chanut aux commandes de l’entreprise familiale. Trois ans pour en prendre officiellement les rênes, en pleine crise économique de 1996. Les premières décisions ne sont pas les plus faciles pour le jeune P-DG. « Heureusement, mes parents m’ont épaulé. Preuve qu’il faut du temps pour réussir une succession. » Aujourd’hui, le quadragénaire est à la tête de deux sociétés. L’une, historique, à Bourgoin-Jallieu, emploie 90 salariés. L’autre, Rainero rachetée en mars 2012, comporte 30 salariés à Voiron. Côté syndicat, Jacques Chanut préside en 2001 la fédération d’Isère. Ses proches collaborateurs louent sa bonne humeur, sa qualité d’écoute, son esprit de synthèse et sa capacité à décider. Des qualités qu’il mettra à profit, notamment en « pacifiant » la FFB Rhône-Alpes dont il devient président en 2009, puis, plus tard, en copilotant – à la demande du Plan bâtiment durable – l’exploration d’obligation de travaux dans le résidentiel. Sujet clivant s’il en est.

Redonner espoir

Unique candidat à la succession de Didier Ridoret, Jacques Chanut veut redonner espoir à une filière qui perd ses repères, à ces chefs d’entreprises chez qui résonnent le « à quoi bon ». En écho à sa propre expérience, il veut réactiver le mécanisme – grippé – des transmissions. « Si mes parents n’avaient pas fait preuve d’optimisme et d’enthousiasme, jamais je ne me serai engagé. Nous devons être fiers d’être entrepreneur du bâtiment et transmettre cette fierté. » Un destin tout tracé pour ses deux enfants ? « Uniquement si c’est ce qu’ils désirent et s’ils en ont les capacités. La compétence n’est pas héréditaire. Ce qui compte, c’est la pérennité de l’entreprise. De ses emplois. De ses valeurs. » Des valeurs qu’il aime à comparer à celles du rugby, et notamment à la culture de son club de cœur, le CSBJ (club sportif de Bourgoin-Jallieu). Tout un état d’esprit, la Berjallie, « qui cultive les valeurs simples de la solidarité et du travail ».

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