Architecture

Le banc déclaré d’utilité publique

Mots clés : Mobilier urbain

Objet de fantasme parfois, et de polémiques souvent, le mobilier urbain doit désormais se soucier davantage des usages.

Cinq planches de bois sur quatre pieds de fer. Peut-on trouver plus banal qu’un banc public ? Il est si solidement ancré dans le paysage urbain, flanqué d’une poubelle et d’un lampadaire, qu’on finirait par ne plus y prêter attention… Jusqu’à ce qu’il soit menacé. Ainsi, à la fin 2014, les grilles dressées autour de bancs d’une place d’Angoulême avaient provoqué une furieuse controverse. Il n’avait pas fallu longtemps pour que l’affaire des « cages anti-SDF » fasse le tour des médias… et que l’installation disparaisse. Deux ans plus tard, la Ville n’a toujours pas envie de revenir sur l’épisode. D’autant, explique-t-on à la mairie, qu’il y a eu malentendu : il ne s’agissait pas de mettre les bancs en cage mais de les transformer en murets de gabions. Seulement voilà, les galets n’ont pas été livrés à temps et les grillages vides ont produit leur effet désastreux. Toutefois, si l’aménagement envisagé avait officiellement un objectif « paysager », on ne pourra s’empêcher de penser qu’un empilement de cailloux peut être aussi assez efficace pour empêcher quiconque de s’installer.

Soupçon de chasse aux SDF.

Quelques jours plus tard, la polémique s’était déplacée plus au sud. La Ville de Perpignan était accusée par une association écologiste de vouloir...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5891 du 14/10/2016
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