Territoires Villeneuve-d’Ascq

Le bailleur promet une vie de Château à ses locataires

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel

C’est un chantier dont on finissait par se demander s’il serait lancé un jour : la réhabilitation lourde des 276 logements de la résidence Château, construite à Villeneuve-d’Ascq dans les années 1970 sur un plan des architectes Michel Andrault et Pierre Parat. Un premier projet concernant ces maisons-gradins-jardins, avait, en effet, été retoqué à deux reprises par les locataires et la Confédération nationale du Logement (CNL). Mais à son arrivée, en 2014, à la présidence de Lille Métropole Habitat (LMH), le très volontariste Didier Manier avait promis de tout remettre à plat et d’échafauder un nouveau programme. Il a tenu parole.

Après un an de concertation, un accord collectif a été signé début juillet. Celui-ci porte sur la rénovation énergétique des 276 logements, la remise à neuf de leur enveloppe (façade, isolation/étanchéité, menuiseries) afin de remédier à des problèmes récurrents d’infiltration, et la refonte totale de leur intérieur.

Gros chantier de désamiantage.

Cette opération à tiroirs fait l’objet d’une procédure de conception-réalisation en dialogue compétitif dont Rabot Dutilleul Construction a été désigné mandataire aux côtés de l’agence Escudié-Fermaut Architecture. A noter que l’ETI nordiste réalise aujourd’hui un tiers de son chiffre d’affaires en rénovation. L’ordre de service de conception sera délivré en octobre, le démarrage des travaux, qui devraient durer deux ans, étant prévu en mai 2017. La facture s’élève à 26 millions d’euros HT, somme à laquelle il faut ajouter les honoraires de maîtrise d’œuvre. Un montant conséquent qui s’explique en partie par la nécessité de désamianter, en intérieur comme en extérieur. Ce vaste programme exige, bien sûr, que la résidence soit vide de tout occupant. Les locataires seront relogés, soit chez des proches, soit en résidence hôtelière, soit dans d’autres logements appartenant à LMH. Le bailleur va même construire à cet effet un immeuble de 25 logements, qu’il réintégrera ensuite dans son parc.

Pour prévenir toute nouvelle contestation, les locataires ont été impliqués dès la phase de programmation et ils le seront tout au long de la phase de conception, qui courra donc jusqu’en avril. La loi réclamant que chaque locataire soit consulté et le projet ne pouvant être lancé qu’après avis favorable de 50 % d’entre eux plus une voix, LMH a même décidé d’avoir recours à un huissier chargé d’aller frapper à chaque porte !

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ENCADRE

Maître d’ouvrage : Lille Métropole Habitat. Mandataire du groupement de conception-réalisation et entreprise générale : Rabot Dutilleul Construction. Maître d’œuvre : Escudié Fermaut Architecture. Paysagiste : Canopée. BET désamiantage et BIM : Projex Ingénierie. BET thermique, fluides et accompagnement social : Verdi.

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