Territoires Pantin

Le 21e District fait la part belle au patrimoine industriel

Mots clés : Conservation du patrimoine - Logement social

Le chantier d’une opération de 249 logements, appelée « 21e District », vient de débuter à Pantin (Seine-Saint-Denis). Située sur deux terrains remembrés d’origine industrielle (7 900 m²) de la rue Méhul, cette opération a été rendue possible par l’intervention de l’Etablissement public foncier d’Ile-de-France (Epfif). « Nous avons été mandatés par la Ville pour acquérir les terrains (en 2012 et 2014), les porter, trouver un opérateur, et concevoir un projet correspondant à la convention d’intervention foncière signée avec la municipalité visant à construire des logements sociaux », explique Edouard Letailleur, chef de projet à l’Epfif. Plus-value de l’EPF : réhabiliter un patrimoine industriel et permettre un programme de logements en accession en deçà du prix du marché. Ces logements ont été vendus en sept mois à 4 800 euros le m², inférieur de 5 % au prix du marché, grâce à un prix de vente des terrains (un peu plus de 10 millions d’euros) maîtrisé par l’Epfif. « Car Pantin a l’ambition de porter le taux de logements sociaux à 40 % (37 % actuellement) en veillant à jouer sur l’ensemble de la palette PLAI, PLUS, PLS et en soutenant un véritable parcours résidentiel », souligne Alain Périès, premier adjoint (PS) au maire de Pantin.

Logements, commerces, artisanat.

Sous une comaîtrise d’ouvrage Cogedim Résidence/Sodearif, le programme se compose de 119 logements sociaux (82 logements sociaux et 37 intermédiaires) cédés en Vefa (vente en l’état futur d’achèvement) à I3F, et de 130 logements en accession, dont six maisons et trois bâtiments industriels rénovés. Le projet comprend un local artisanal et trois commerces. Les immeubles neufs (R + 4, R + 5) sont signés de l’agence Xavier Lauzeral pour le 17-25 rue Méhul, et des agences RVA (Philippe Vignaud) et Anyoji-Beltrando pour le 10-18 rue Méhul, cette dernière se chargeant aussi de la réhabilitation des immeubles industriels. Le PLU a identifié 400 bâtiments industriels remarquables auxquels la Ville porte une « attention particulière ». « S’agissant de l’opération Méhul, nous avons milité pour la conservation de ces bâtiments industriels et montré que leur réhabilitation ne constituait pas un surcoût », relate l’architecte Yannick Beltrando. En cœur d’îlot, sur une cour végétalisée, un immeuble à façade métallique à parements en briques, et un bâtiment en meulière à structure bois. Donnant sur la rue Paul-Bert, un immeuble à structure béton (1930-1950) et façade en brique, portant la marque de l’équipementier automobile Marchal. « Ainsi, conclut Yannick Beltrando, ces bâtiments patrimoniaux confèrent au projet une meilleure image que s’il n’était composé que de bâtiments neufs, quelle que soit par ailleurs leur qualité. » Le chantier doit durer dix-huit mois.

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ENCADRE

Maîtrise d’ouvrage : Cogedim Résidence, Sodearif avec Histoire et Patrimoine. AMO environnement : Elan. Architectes : Agences Xavier Lauzeral, RVA, Anyoji-Beltrando (coordinateur). BET : SECC (structure) ; AB Environnement (fluides et thermique). Paysagiste : Laurence Jouhaud. Entreprise générale : Brézillon.

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