Régions Paris

Le 10-12 rue de Londres prend de la hauteur

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Logement social - Marché de l'immobilier

53,1 millions Surface utile (en m2 ) du parc de bureaux franciliens en 2016 (+ 0,6 % sur un an).Source : Orie.

80 000 Nombre de logements sociaux franciliens rénovés grâce à l’éco-prêt « logement social » créé en 2009.

1 245 000 Nombre de logements sociaux en Ile-de-France au 1er janvier 2016 (+ 2 % par rapport à 2015).

Juste à côté du siège social de Google France, au 10-12 rue de Londres, dans le IXe arrondissement, le bailleur social Elogie-Siemp reconvertit deux petits immeubles de bureaux datant du début du XXe siècle en 36 logements sociaux et deux locaux commerciaux en rez-de-chaussée. Pour mener à bien l’opération, l’établissement public foncier d’Ile-de-France, à la demande de la Ville de Paris, a préempté les bâtiments avant de les céder à Elogie-Siemp dans le cadre d’un bail emphytéotique.

Une première difficulté découlait de la configuration de la parcelle, un triangle rectangle avec des espaces complexes, et, surtout, des pièces très étroites. La seconde difficulté résidait dans la programmation : « fabriquer » 36 logements avec l’obligation de créer des circulations verticales (pour les escaliers et l’ascenseur), d’apporter de la lumière aux appartements et de gagner de la surface, de l’ordre de 350 m2 .

L’atelier Davar & Associés, retenu pour l’opération, a fait le pari d’une surélévation des deux immeubles (R + 5 + combles) par l’ajout d’un niveau côté rue et de deux niveaux côté cour et ce, grâce aux dérogations aux règles du PLU introduites par la loi Duflot. Si la première pierre vient d’être posée, les travaux ont en fait démarré l’été dernier par le curetage des immeubles (plomb et amiante), suivi de la démolition du dernier niveau sous combles, dalle comprise. Afin de garantir la reprise des charges et la solidité de la construction, une nouvelle dalle ferraillée sera réalisée et prolongée dans une partie des murs de refend.

Création d’une seconde peau. L’astuce vient essentiellement de la création d’une seconde peau (en acier avec remplissage en bardage métallique) derrière la façade principale qui donne sur la rue de Londres. Ce système permet de consolider l’immeuble, qui « recevra la nouvelle dalle en béton armé et la surélévation », explique Shohreh Davar. Il permet aussi de créer des balcons « comme creusés dans la façade », ajoute-t-elle. Ces balcons sur rue seront consolidés et des bacs aciers seront répartis sur les côtés, formant à la fois un élément structurel et esthétique.

Pour la surélévation, l’architecte fait appel à une construction en ossature bois, certainement assemblée sur place, le choix n’étant pas encore arrêté. L’ensemble de cette grande « maison sur les toits » sera recouvert d’un bardage métallique gris à la parisienne, qui permettra de recréer des pentes mansardées, dans un esprit très haussmannien. Cherchant avant tout le confort et la lumière dans les logements, l’architecte a aussi prévu trois grandes terrasses dans la structure même de la toiture, et donc totalement indétectables depuis la rue ou même les étages inférieurs des immeubles voisins !

Maîtrise d’œuvre : Elogie-Siemp. Maîtrise d’ouvrage : Atelier Davar & Associés (architecte de conception), Thibaut Robert Architectes & Associés (exécution), BETCI et Terao (BET).

Entreprise générale : Legendre Construction. Superficie : 2 047 m2 .

Coût global : 9,8 millions d’euros. Durée du chantier : 22 mois.

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