Régions QUESTIONS À

Laurent Malien, directeur général de Lot Habitat « Les objectifs de production ont été surévalués »

– Vous êtes directeur de l’office public de l’habitat depuis 2006. Comment se présente l’avenir ?

Difficile. Jusqu’en 2007, le montant des subventions d’Etat s’élevait à 3 500 euros par logement PLUS. Ensuite, nous avons bénéficié d’un forfait de 2 000 euros qui a baissé de moitié en 2010. En parallèle, le conseil général du Lot a réduit ses crédits finançant cinq logements maximum par opération : soit 2 500 euros pour un PLUS et 5 000 euros pour un PLAI.
Pour équilibrer les opérations, la part des fonds propres a augmenté, représentant au minimum 15 % du montant total. Par ailleurs, nous sommes très vigilants sur les prix de revient. Mais nous avons un autre défi à relever, celui de faire du BBC, soit 15 % d’augmentation des coûts, dans ce contexte général de baisse des aides.

– Quels sont vos objectifs de production pour les années à venir ?

L’expérience nous a montré qu’ils ont été surévalués. Sur la période 2005-2009, le plan de cohésion sociale prévoyait 100 logements par an. Au total, avec les deux autres bailleurs sociaux intervenant dans le Lot, cela faisait 200 logements. C’était trop. Sur le territoire de Cahors, le taux de vacances est passé de 2-3 % à 5 % : cela représente 600 000 euros de logements non quittancés en 2009. Dorénavant, notre production se limitera à 50-75 logements.

– Quelle est votre stratégie pour pallier ce taux de vacance ?

Tout d’abord, la situation n’est pas tendue partout, et le stock de demandeurs très social a baissé : de 1 100 en 2007 à 830 fin 2009. Ensuite, notre stratégie va consister à redonner de l’attractivité aux résidences anciennes. Par exemple, nous allons lancer un concours d’architecture-urbanisme pour rénover 54 logements dans le quartier de Laberaudie à Cahors avec le choix du lauréat à la fin de l’année.
Nous avons également développé d’autres activités. En 2010, sur 17 millions d’euros d’investissements attendus, la moitié porte sur la construction d’établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et de gendarmeries. Nous sommes ainsi passés de 1,5 à 7 millions d’euros d’opérations pour les seules Ehpad.

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