Autres

« Laurence » à Orly

Mots clés : Fondation - Matériel - Equipement de chantier - Travaux publics

Génie civil. Une impressionnante foreuse, opérée par Soletanche Bachy et baptisée « Laurence », réalise les fondations spéciales d’un nouveau terminal aéroportuaire.

Aéroports de Paris lance d’importants travaux à Orly. Objectif : construire un bâtiment qui reliera les terminaux Sud et Ouest. Ce terminal de liaison de 80 000 m2 comprendra des comptoirs d’enregistrement, des commerces, des salles d’embarquement et fera face à un futur quartier d’affaires installé au cœur même de l’aéroport. Premières opérations : terrassements et fondations spéciales. Déjà, cela commence fort… « C’est un chantier de fondations délicat, admet Romain Lochu, d’Aéroports de Paris. L’environnement est sensible, à quelques mètres des avions et en présence d’une grosse conduite de kérosène. La géologie est complexe, avec une veine très dure à traverser, puis des argiles. Enfin, le volume est conséquent car il faut réaliser 392 pieux et 60 barrettes de fondation. » Pourquoi des barrettes en remplacement de certains pieux ? Parce qu’un jour l’un des tunneliers mobilisés pour le projet du Grand Paris passera sous le bâtiment. Les barrettes supporteront mieux que les pieux les efforts latéraux lors de son passage. Pour ces barrettes est utilisée une pelle à câble appartenant à Botte Fondations, équipée d’une benne preneuse qui peine à passer la veine rocheuse. Pour les pieux, c’est plus facile grâce à Laurence. « C’est une machine extrêmement puissante, admet Antoine d’Halluin, directeur opérationnel chez Soletanche Bachy Pieux. Elle exerce un couple de rotation de 45 tm, et, en plus, elle appuie de 40 t sur la tarière. » Pour supporter ces efforts de flexion et de torsion, la tarière est en acier spécial à haute limite d’élasticité. Sa tête est équipée de dents en tungstène capables de traverser le banc rocheux. Et ce n’est pas tout. « Laurence est la machine dédiée à notre procédé Starsol, explique Antoine d’Halluin. Un tube plongeur traverse toute la tarière creuse. Lors de la phase de bétonnage, il descend de 1,20 m sous la tête de forage et délivre le béton par le bas, ce qui garantit une qualité bien supérieure au bétonnage traditionnel par le haut. » Forant à 800 mm de diamètre, Laurence arrive à passer à travers la veine rocheuse sans l’aide d’un trépan ni d’un marteau fond de trou, qui auraient généré d’importantes vibrations. Mais le chantier est soumis à une autre contrainte, cette fois aérienne. « Le radar de la tour de contrôle impose un plafond radioélectrique à 40 m. Rien de métallique ne doit le percer », prévient Romain Lochu. Or le mât de Laurence mesure 43 m. « Nous avons pu le raccourcir car nous ne descendons pas à la profondeur maximale, mais entre 24 et 32 m. Il faut ajouter 6 m pour l’appareillage en tête de tarière. Cela fait 38 m. Ça passe. »

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X