Enjeux

Larcher, une septuagénaire très branchée

Mots clés : Gestion de l'entreprise

A 72 ans, l’entreprise caennaise spécialisée en sanitaire et en thermique parie sur le digital pour conforter sa rentabilité.

Elle a la sérénité de celles qui en ont réchappé. En soixante-douze ans d’activité, l’entreprise Larcher, spécialisée dans le sanitaire et le thermique, s’est frottée à quelques crises. Elle se porte aujourd’hui au mieux. Il lui est même poussé une tête : ils sont désormais deux à présider à son destin. Thierry Larcher, petit-fils de Louis, qui créa l’entreprise en 1945 et partit alors sur les chemins caennais de la reconstruction avec charrette à bras et caisse à outils. Et Marc Rollet, vingt-cinq ans d’expérience au sein de la branche énergie d’Eiffage qui a répondu à l’appel de l’entrepreneuriat.

Trois branches. Après une crise structurelle en 2008 liée à un développement tous azimuts, le groupe Larcher compte au-jourd’hui trois branches. Entreprise Larcher (60 salariés, 8,5 M€ de CA) est spécialisée dans l’installation chez les professionnels. Elle est dirigée par Marc Rollet, qui en est devenu l’actionnaire principal en 2015. Thierry Larcher, lui, a conservé la clientèle des particuliers avec Larcher Particuliers Services (LPS, 45 salariés, 15 000 clients dont 4 500 sous contrat, 4,7 M€ de CA) et le métier de l’exploitation au sein d’une troisième structure, Larcher Exploitation (10 salariés, 1,5 M€ de CA).

Avec 98 % de son activité réalisée dans le Calvados, Larcher se positionne comme une entreprise locale. « C’est plus qu’un ancrage, c’est un enracinement, revendique Marc Rollet. Nous sommes à contre-courant sans aucun doute, mais nous sommes convaincus que notre métier nécessite une grande proximité entre nos salariés et nos clients. Et cela implique que nous soyons toujours bons. » L’apprentissage est un mode de recrutement privilégié. Ils sont 12 alternants actuellement, du CAP au BTS, soit près de 10 % de l’effectif.

Réduire les coûts. La stratégie de rentabilité de Larcher s’appuie sur le développement des outils numériques. Pour Marc Rollet, l’enjeu n’est pas tant l’arrivée du BIM – « même si notre bureau d’études travaille avec ces outils » – que la nécessité de réduire les coûts de la structure. « Il n’y a pas d’autres moyens de continuer à gagner notre vie, car il est illusoire d’imaginer que les prix vont repartir à la hausse dans les prochaines années. » Un discours qu’il tient à ses confrères, comme président fraîchement élu de la FFB Calvados et qu’il a bien sûr mis en œuvre. « Nous utilisons une gestion électronique de documents. Jusque-là, 80 % de nos problèmes internes étaient liés à un problème de communication entre les équipes. » Là aussi, Larcher a misé sur le local en faisant appel au logiciel aAlto développé par l’éditeur caennais Sefip.

Chez LPS, Thierry Larcher suit la même politique « Tous nos intervenants sont équipés de tablettes avec le logiciel Twimm, un outil de maintenance assistée par ordinateur. » L’entrepreneur s’est également préparé à répondre au marché de l’individualisation des frais de chauffage obligatoire depuis mars 2017. Il collabore ainsi avec la start-up caennaise Asteriot qui développe matériels et logiciels pour cette application. Preuve qu’à l’instar d’autres entreprises bien portantes, Larcher mise sur l’agilité et l’innovation pour s’assurer un avenir. La proximité en plus.

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ENCADRE

14,7 M€

14,7 M€ de CA cumulé en 2016, dont 98 % réalisés dans son bassin régional.

115 collaborateurs.

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