Territoires

Languedoc-Roussillon Un observatoire des réseaux et des infrastructures

C’est un document d’une cinquantaine de pages qui dresse l’état du patrimoine régional en matière de réseaux et d’infrastructures. La FRTP Languedoc-Roussillon, désireuse de convaincre les gestionnaires d’investir dans l’entretien de leurs ouvrages, a chargé la cellule économique régionale BTP d’élaborer un « baromètre de la qualité de service des réseaux et infrastructures ». « Nous sommes la première région à produire un tel document, précise Olivier Giorgiucci, président de la FRTP Languedoc-Roussillon. D’autres nous emboîtent le pas. » Cette première édition montre que 42 % des routes départementales ont besoin de travaux d’entretien ou de réparation. La proportion est de 66 % pour les ouvrages d’art routiers sur départementales et de 81 % pour les ouvrages sur nationales. Le réseau de distribution d’eau potable accuse un taux de perte de 27 %, supérieur de 7 points à la moyenne nationale, et le taux de renouvellement annuel du réseau ne dépasse pas 0,6 %. « A ce rythme, il faudrait près de 200 ans pour renouveler entièrement le réseau », note Christophe Ruas, président de la délégation du Gard.

Le document révèle également que 46 % des stations d’épuration de la région ont plus de quinze ans d’âge, et que la durée annuelle moyenne des coupures d’électricité sur le réseau basse tension atteint 1 h 40. « Les maîtres d’ouvrage doivent être conscients que les travaux d’entretien qui ne sont pas faits aujourd’hui coûteront beaucoup plus cher demain », insiste Olivier Giorgiucci.

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