Régions Marseille

La ZAC Flammarion ouvre une nouvelle page

Le projet d’aménagement de l’îlot Flammarion à Marseille franchit une nouvelle étape. Le concessionnaire, la Société locale d’équipement et d’aménagement de l’aire marseillaise (Soleam), a lancé le 21 juin dernier la concertation, d’une durée d’un mois, pour valider les principes proposés par l’agence d’urbanisme Territoires urbains. Suivra toute la procédure de création d’une ZAC, avec pour objectif l’obtention du dossier de réalisation à la fin de l’année 2018 et un démarrage des travaux en 2019.

Située dans le 4e arrondissement, sur une emprise d’environ 6 ha ceinte par une voie ferrée, la rue Bénédit et le boulevard Camille-Flammarion, la future ZAC constitue l’un des 35 pôles d’une vaste opération de requalification urbaine baptisée « Grand Centre-ville » (1 000 ha). Elle sera ainsi réalisée en lien avec la restructuration de la gare Saint Charles, le projet Quartiers libres sur les anciennes casernes du secteur de la Belle de Mai et la rénovation du parc historique du palais Longchamp. « Bien desservi par les transports en commun, l’îlot est à la fois central et enclavé. Il est entouré d’activités et de logements qui ne vont pas bouger. Seul le cœur d’îlot va muter », précise Jean-Michel Savignat, urbaniste chez Territoires urbains.

Percées sur les îlots paysagers. Ce contexte a conduit la maîtrise d’œuvre à imaginer une « cité-jardin » (1,6 ha d’espaces publics), en travaillant sur son accessibilité avec des voies à sens unique. « L’autre principe est de tirer parti de la topographie en plateaux du site en créant des percées sur les îlots paysagers, ainsi que des cheminements piétons pour s’affranchir des dénivelés », explique Nancy Pitiot, directrice des programmes de la ZAC Flammarion à la Soleam.

Le site devrait accueillir 300 logements (dont 40 % sociaux) pour lesquels la Soleam va consulter des promoteurs par phase de 50 à 60 unités, ainsi qu’un groupe scolaire de huit classes (2 000 m2 SP), une crèche associative de 60 berceaux (480 m2 SP), et une maison de quartier aménagée dans une villa de la fin du XIXe siècle (260 m2 SP). Ce projet, qui générerait au total la création de 24 900 m2 SP, implique la démolition de bureaux et de hangars (15 900 m2 SU). La Soleam, qui maîtrise à ce jour 3 000 m2 au sol, va devoir aussi s’approprier le foncier en privilégiant les acquisitions à l’amiable.

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