Territoires Paris

La ZAC de la Porte de Vincennes prête à démarrer

Le Conseil de Paris a approuvé, fin septembre, le dossier de réalisation de la ZAC de la Porte de Vincennes – un secteur en Grand projet de renouvellement urbain (GPRU) -, et en a confié la concession d’aménagement à la Semapa jusqu’au 31 décembre 2022. « Notre mission consiste notamment à mettre en valeur les espaces verts, faciliter le franchissement du boulevard périphérique pour qu’il ne crée plus une coupure urbaine, protéger les logements des nuisances automobiles, et construire des équipements publics », explique Sandrine Morey, directrice générale adjointe de la Semapa. Après avoir réalisé les études préalables, le groupement emmené par l’AUA Paul Chemetov (1) devient architecte-coordonnateur de la ZAC. Mais l’équipe sera complétée.

La ZAC (27 ha) se déploie sur les XIIe et XXe arrondissements dans un quartier déjà très constitué. Objectifs : améliorer le cadre de vie des habitants, faire la soudure urbaine entre les deux rives du périphérique, introduire de la mixité fonctionnelle (commerces, entreprises) dans une zone faite de logements, réduire la place de l’automobile en développant le transport collectif (tramway), établir, par végétalisation, une trame verte entre les différents squares, enfin conforter la dimension métropolitaine du site. Au total, une constructibilité de 37 900 m² de surface de plancher avec des activités tertiaires (24 500 m²), commerces, artisanat, services (6 600 m²), des logements sociaux étudiants et pour jeunes travailleurs (2 660 m², 80 à 90 appartements). Sans oublier des équipements publics : un centre des cultures urbaines dédié à la musique et à la danse (1 110 m²), pour lequel la Semapa cédera les charges foncières à un bailleur social qui installera le centre au rez-de-chaussée/1er étage d’un immeuble. Un équipement attendu : un gymnase en pont sur le périphérique (2 500 m²), au niveau du franchissement de l’avenue Courteline, pour lequel la Semapa dispose d’une délégation de maîtrise d’ouvrage et dont l’architecte pourrait être choisi en 2017. Coût des équipements : 42 millions d’euros HT, dont 11,6 millions HT pour le gymnase. Le bilan de la ZAC s’équilibre à 92 millions d’euros HT.
Le calendrier est conçu en trois phases jusqu’en 2022. Une première (2016-2018) comprend la construction de bâtiments écrans au pied des immeubles de logements de la RIVP. Ils accueilleront des PME et des artisans. « Nos premières tâches, conclut Sandrine Morey : lancer les études, compléter l’équipe (nommer un maître d’œuvre pour les espaces publics, prendre une AMO développement durable), et dialoguer avec les maires d’arrondissement pour définir les priorités des opérations d’aménagement en lien avec les habitants. »

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(1) Comptoir des projets (paysagiste) ; Agathe Argod (éclairagiste), OGI (BET VRD).

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