Enjeux

La visite virtuelle fait évoluer le futur quartier

Grâce à la réalité immersive, Bordeaux Euratlantique, qui n’est encore qu’une friche, peut déjà être appréhendé en 3D.

Au cœur du futur quartier d’affaires de Bordeaux Euratlantique, BNP Paribas réalise le projet Tribequa (bureaux, logements, hôtel, commerces… ) sur une emprise de 55 000 m². « Il est difficile de présenter un projet de cette ampleur sur une friche », reconnaît François Burel, directeur promotion logement de BNP Paribas Immobilier à Bordeaux. C’est pourquoi le promoteur a sollicité la société bordelaise Axyz pour faire connaître et promouvoir son projet. Spécialisée dans l’image 3D appliquée à l’architecture et à la promotion immobilière, celle-ci a mis au point un outil d’immersion 3D en temps réel.

Donner des notions d’espace. « Ce n’est pas un gadget », prévient Thomas Villain-Guillot, directeur du développement chez Axyz. « Il s’agit de donner des notions d’espace et d’usage, impossibles à retrouver

droite ou à gauche et aperçoit le bâtiment du tri postal revisité par BNP Paribas, les terrasses des cafés, la largeur des trottoirs, l’espace entre les bâtiments… Il a une idée assez précise du quartier à l’horizon 2022. « Nous utilisons le même procédé que pour le jeu vidéo avec 25 images/seconde », explique Thomas Villain-Guillot. Cette immersion, même si elle n’en est qu’à ses débuts – pas de son, ni d’interaction entre les personnages, périmètre de déplacement limité -donne une idée du quartier, des volumes et s’approche de la réalité grâce à l’ajout de lumière, des matériaux… « La réalité immersive nous a servi pour affiner le projet, précise François Burel. Nous avons constaté que les immeubles de bureaux étaient trop massifs, nous avons réduit un bâtiment d’un étage, corrigé la hauteur de certaines corniches, etc. »

Avec ce procédé, le Visiteur a une idée assez précise du quartier à l’horizon 2022.

Trouver sa place dans l’aménagement urbain. Thomas Villain-Guillot estime que l’immersion 3D peut également devenir un outil de concertation et d’assistance à la conception : « Elle permet d’appréhender le choix des matériaux, des détails comme le retrait d’un bâtiment, l’encombrement, l’accessibilité et bien d’autres choses. » Cette technologie pourrait rapidement trouver sa place dans l’aménagement urbain grâce au développement des casques de réalité virtuelle. « Avec le building information modeling (BIM), tout est numérisé, il n’y a même plus de création, juste un affinage. Nous disposons du tissu urbain en open data et comme les architectes produisent de plus en plus de données 3D, nous pouvons les intégrer dans nos applications », se réjouit Thomas Villain-Guillot. « Nous n’en sommes qu’aux prémices, confirme François Burel, mais d’ici à trois ans, nous ne fonctionnerons plus qu’ainsi. »

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