Territoires Nantes

La Ville veut dynamiser son centre historique

Le Plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV) de la Ville de Nantes a plus de 30 ans. Une éternité pour une métropole en forte expansion qui accueillera 75 000 nouveaux habitants d’ici à 2030. Depuis 2010, avec la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) et l’agence d’architectes-urbanistes AUP, Nantes Métropole s’est donc lancé dans la révision de ce document qui « remplace » le PLU sur le secteur historique. S’étendant sur 126 ha avec 17 000 habitants dans 10 000 logements, le PSMV nantais est l’un des plus grands de France. « Ce PSMV est la traduction d’un projet politique pour un centre-ville habité, attractif, accessible et actif », explique Alain Robert, vice-président de Nantes Métropole en charge des grands projets urbains. Le bilan de la concertation sera présenté ce 22 avril au Conseil métropolitain et, le 30 juin, la Commission nationale des secteurs sauvegardés donnera son avis sur le projet. Le calendrier prévoit une ouverture de l’enquête publique à l’automne 2016 en vue d’une approbation début 2017.

Des sites constructibles identifiés.

L’objectif de cette version du PSMV est double. En premier lieu, il préserve et renforce par de nouvelles réglementations le patrimoine du centre-ville, en particulier celui des XIXe et XXe siècles. « 64 % des bâtiments sont protégés contre 47 % dans la précédente version », détaille Noël Lépine, responsable de la mission centre-ville à Nantes Métropole. Sont notamment concernés les immeubles de la reconstruction de la rue du Calvaire ou l’hôtel La Pérouse (1992), conçu par Barto + Barto. L’autre enjeu du nouveau PSMV est de rendre possible l’évolution du centre-ville. 40 orientations d’aménagement et de programmation (OAP) ont ainsi été définies, dont plusieurs sites identifiés « à enjeux » présentant des futures capacités de constructibilité. Dans le sillage du réaménagement de la place de la Petite Hollande (avec création d’un parking enterré) dont le concours sera lancé en 2018, les 16 000 m2 de la pointe Feydeau Ouest pourraient muter. Nantes Métropole se donne la possibilité de construire, en proue de l’île Feydeau, un bâtiment à usage commercial ou culturel. « Sa hauteur sera limitée à 10 m mais on imagine un large toit-terrasse et j’espère que ça va intéresser du monde », déclare Alain Robert. Non loin, le square Fleuriot-de-Langle, dont l’aménagement est un échec patent, pourrait évoluer par la construction d’un bâtiment commercial et l’aménagement d’un espace public plus restreint mais de qualité.

Notamment grâce au départ de l’Ecole des Beaux-Arts, les abords de l’hôtel de ville seront réaménagés avec la création d’un espace public symbolique et de commerces surmontés de logements. Autres sites pouvant évoluer : la médiathèque Jacques Demy construite en 1980, le cours Olivier-de-Clisson, ou le site de Notre-Dame-du-Bon-Conseil qui pourrait faire le lien manquant entre la place Graslin et la rue du Calvaire.

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