Régions Toulouse

La Ville rose expérimente l’urbanisme négocié

Mots clés : Artisanat - Concurrence - Entreprise du BTP - Gestion de l'entreprise - Réseau routier

25 M€ Coût des travaux mis en concurrence par BRL d’ici à un an pour la poursuite du projet Aqua Domitia (Occitanie).

48,5 M€ Coût de la mise à 2 x 3 voies de la section Rangueil-Lespinet de la rocade toulousaine. Source : Dreal .

83 % des artisans du BTP girondins ont une trésorerie positive au 2 trimestre (+ 5 points sur trois mois). Source : Cecogeb.

Limitrophe du canal du Midi, desservi par le métro, proche du centre-ville et d’une sortie de rocade, le quartier Brouardel-Europe (13 ha), à Toulouse, suscite de nombreuses convoitises. Pour contrôler le développement d’un secteur dont elle ne maîtrise pas l’intégralité du foncier, la Ville a gelé en 2013 son urbanisation. Puis, en décembre 2015, quelques mois avant la levée de ce gel, elle a confié une étude de programmation urbaine et l’élaboration d’un plan-guide à l’équipe de maîtrise d’œuvre formée par Dominique Perrault Architecture (DPA), Une Fabrique de la ville et l’agence APS. Celle-ci vient de remettre sa copie. Son travail a permis d’identifier quatre sites opérationnels : à l’ouest, à proximité d’un tissu pavillonnaire, les deux secteurs dits de Béarnais et de Brouardel ; au centre, le site d’activités d’Engie ; à l’est, le secteur de la place de l’Europe. L’étude a permis de les qualifier et de les structurer en créant les conditions d’un maillage urbain.

Vaste espace public paysager. DPA préconise ainsi des traversées nord-sud qui vont définir de grands îlots. « Ces traversées doivent permettre de relier des lieux publics clairement qualifiés et identifiés : depuis la confluence des canaux de Brienne et du Midi, à l’ouest, jusqu’au centre Compans-Caffarelli et son ensemble de bureaux, logements, grandes écoles et commerces desservis par le métro, à l’est », rappelle William Yon, directeur de la recherche et du développement de DPA. L’agence et ses associés proposent par ailleurs de mettre en valeur la place de l’Europe et de créer, au centre du quartier, un vaste espace public paysager d’environ 8 000 m qui sera perpendiculaire au canal du Midi. L’eau en sera un des éléments constituants.

Pour mettre en œuvre ce projet sur un site en déprise industrielle, la collectivité a choisi une approche partenariale. « Il faut travailler main dans la main. Les études engagées par la Ville amènent Engie à se reprojeter dans l’évolution du quartier. Ailleurs, des propriétaires privés sont prêts à vendre à des promoteurs. Ce contexte a conduit à privilégier un urbanisme négocié », poursuit William Yon. Ainsi, le plan-guide va se traduire par des orientations d’aménagement et de programmation (OAP) que la Ville va intégrer dans le futur PLUi-H de Toulouse métropole validé en 2019. « Nous faisons un pari sur l’avenir. Ce ne sont pas les procédures qui vont faire le projet, ce sont les acteurs », confirme Annette Laigneau, adjointe au maire chargée de l’urbanisme réglementaire.

Pour cela, la mission confiée à DPA intègre des ateliers de projets pour échanger avec les différents opérateurs. Un premier permis de construire devrait être déposé à la fin de l’année par Icade. A l’est, au bord de la place de l’Europe, le promoteur va construire pour Ynov, dans l’ancienne caserne, un campus numérique (architecte : Jean-Romain Munvez) qui doit accueillir 1 000 étudiants en 2020. Dans la partie ouest, Eiffage Immobilier est sur les rangs pour construire des logements (architecte : Séquences). Ces deux projets lanceront la dynamique pour créer un quartier plus dense, doté de nouveaux équipements publics et d’environ 1 500 logements.

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