Régions PARIS

La Ville lance la rénovation thermique de l’habitat privé dans le XIXe

Mots clés : Politique énergétique

La Ville de Paris lance une opération programmée d’amélioration thermique des bâtiments (Opatb) à l’échelle du XIXe arrondissement, qu’elle présente comme « le plus grand programme de rénovation énergétique de l’habitat privé en France ». Le dispositif mis en place a été détaillé aux habitants, le 30 septembre, lors d’une réunion publique. Il s’appuie sur les expérimentations déjà menées par la municipalité, notamment l’Opatb du XIIIe arrondissement, ciblée sur les immeubles construits entre 1940 et 1981, et l’opération programmée d’amélioration de l’habitat (Opah) « 2D2E », centrée sur le quartier République et le bâti ancien d’avant 1914.

2 600 immeubles visés

L’Opatb 19 touche plus de 2 600 immeubles privés (55 000 logements), de toutes les époques – mais majoritairement construits au XIXe siècle – et d’une grande diversité architecturale. Comme c’est déjà le cas pour l’Opah 2D2E, les copropriétés intéressées devront déposer un dossier de candidature, « témoignant de leur mobilisation et de leur motivation à engager des travaux de rénovation thermique », commente Marianne Beck, responsable du pôle requalification urbaine du Pact Paris-Hauts-de-Seine-Val-d’Oise, opérateur de l’Opatb 19.
La Ville a par ailleurs décidé de maintenir ses aides aux syndicats de copropriétaires : 2 000 euros par logement pour les travaux d’isolation par l’extérieur et 5 000 euros par immeuble pour les actions environnementales (récupération des eaux de pluie, tri des déchets…). S’y ajoute une subvention régionale pour la végétalisation des toitures de 20 euros/m2. En revanche, les copropriétaires du XIXe arrondissement devront faire réaliser par un architecte et un thermicien le diagnostic global de leur immeuble alors que, dans le quartier République, il est pris en charge par le Pact et financé par la Ville de Paris. « Le coût financier pour la Ville risquait d’être très lourd. Il apparaît aussi que lorsque la copropriété n’est pas maître d’ouvrage du diagnostic, elle est moins portée à le suivre, à se l’approprier », précise Marianne Beck.
L’idée, enfin, est de faire évoluer les pratiques en banalisant le diagnostic global car « l’Opatb 19 doit préfigurer une opération à plus grande échelle », conclut la responsable.

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