Régions Saint-Etienne

La Ville démolit pour mieux construire l’avenir

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Entreprise du BTP - Logement social - Marché de l'immobilier

67 784 Nombre d’entreprises du bâtiment dans la région en 2015, en hausse de 10 % par rapport à l’année précédente.

4 790 Nombre de logements rénovés dans la région grâce au dispositif « Habiter mieux » de l’Anah à la fin 2016.

+ 8 % Augmentation de la production d’énergie d’origine hydraulique en Auvergne-Rhône-Alpes en 2016.

C’est une très ancienne friche qui est en passe d’être résorbée au nord de Saint-Etienne. Dans le cadre d’une convention opérationnelle signée en novembre 2015 entre la Ville et l’établissement public foncier Ouest Rhône-Alpes (Epora), un tènement de 6 500 m comprenant les anciens locaux de l’imprimerie du « Progrès », l’ex-usine DTF et la maison Meli a d’abord fait l’objet de travaux de désamiantage à l’automne 2016. « L’opération s’est déroulée dans des conditions de protection particulières, notamment en raison des risques pathogènes pour les ouvriers intervenant sur ce chantier », précise-t-on à Epora.

La démolition a eu lieu entre la mi-février et la fin avril. Une tranche conditionnelle de travaux relative à la purge des dallages et des fondations a été réalisée en fin de chantier, pour un coût total de 1,05 million d’euros. Le site acquis par Epora pour 970 000 euros sera ensuite restitué à la Ville de Saint-Etienne, qui a défini une opération d’aménagement urbain et d’habitat à cet emplacement. Une nouvelle rue sera percée, des espaces verts créés. Une soixantaine de logements collectifs seront construits en bordure de la nouvelle voie.

Ramener des habitants dans le centre. Cette opération s’inscrit dans un vaste programme de démolitions et de requalifications entrepris par la commune. « Nous avons prévu de démolir 30 000 m de friches urbaines cette année, et 2 000 logements sociaux et privés d’ici à 2020 », indique Jean-Pierre Berger, adjoint au maire en charge de la politique du logement et de l’habitat, et de la coordination des politiques foncières et immobilières. En 2016, 25 000 m2 ont été rasés. Toutes ces opérations répondent à une stratégie globale qui vise à aérer le tissu urbain et à ramener des habitants intramuros . Les classes moyennes ont en effet déserté le cœur de Saint-Etienne, mais aussi certains quartiers périphériques qui se caractérisaient jusque-là par leur mixité sociale.

La Ville a pris par ailleurs la décision de ne plus construire de logements sociaux « pour éviter de recréer de la vacance », qui s’élève à 10 % du parc de logements sociaux stéphanois. Pour attirer de nouveaux habitants, elle privilégie la construction de petits immeubles collectifs (de moins de cinq niveaux) et de maisons individuelles « de qualité ». C’est le cas sur le site des anciennes serres municipales, à proximité du golf, où 17 maisons sortiront de terre. Des maisons passives sont aussi réalisées en cœur de ville.

Programmes autour de la troisième ligne de tram. Cette politique contribue déjà à enrayer le déclin démographique de la ville. L’aménagement de la troisième ligne de tramway entre la gare de Châteaucreux et le nord de Saint-Etienne est aussi propice à de nouvelles opérations immobilières. Des expropriations ont été engagées dans l’orbite de la future voie. Ainsi, dans le quartier du Soleil, un programme d’une soixantaine de logements, de petits immeubles collectifs et de maisons individuelles, est en projet sur les 9 000 m de l’îlot Martin-d’Aurec, après la démolition des bâtiments existants.

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