Edito

La vie en chantier

La vie n’est pas un manège, c’est un chantier. Une succession de chantiers. Et les chantiers, les journalistes du « Moniteur » adorent ça. Exactement comme vous, pour qui nous écrivons chaque semaine depuis 1903. Et ce ne sont pas les trois architectes de l’agence catalane RCR Arquitectes, Rafael Aranda, Carme Pigem et Ramon Vilalta, lauréats 2017 du prix Pritzker (lire p. 16) , qui diront le contraire, eux dont le travail précis et rigoureux doit tant à la qualité d’exécution des entreprises avec lesquelles ils collaborent.

C’est bien là, entre boue et béton, que l’essentiel se joue, que les plans quittent la comète pour revenir sur Terre, que les projets prennent corps et vie. C’est là que les compétences se rencontrent, que les talents se conjuguent, que les différences s’enrichissent, que l’imagination donne du sens à la force et que l’intelligence se marie à l’intuition.

Le travail en équipe est une richesse qu’aucun financier ne parviendra à épuiser.

C’est là que le labeur est toujours récompensé. Le travail en équipe est une richesse qu’aucun financier ne parviendra à épuiser.

Alors, quand vient la fin, l’heure du bilan qui suit souvent celle de la livraison (et des réserves… ), nous voilà un peu fatigués et forcément nostalgiques, voire carrément mélancoliques. On a des souvenirs plein la tête (et, parfois, une petite larme à l’œil). On nourrit des regrets, bien sûr, mais on n’éprouve pas de remords parce qu’on a la certitude d’avoir fait de son mieux et la volonté de faire mieux encore la prochaine fois. Car on aimerait recommencer. C’était si bien…

Oui mais, en attendant, ici et maintenant, c’est fini.

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