Régions Dijon

La Vapeur se reconstruit en doublant sa surface

« Créer des liens d’amitié avec les riverains ». C’est ainsi que Marie-José Barthélémy, architecte à l’Office parisien d’architecture, résume le défi de la reconstruction de la salle de spectacles dijonnaise La Vapeur, dont le chantier se déroule jusqu’à la fin de l’année. L’isolation acoustique n’est pas le seul critère décisif pour la bonne intégration, dans un quartier d’habitat récent, de cette scène de musiques actuelles (Smac) ouverte en 1995. La Ville de Dijon, maître d’ouvrage, souhaite aussi en faire un lieu de rencontres en dehors des concerts.

Dans cette optique, un vaste parvis prolongera jusqu’à la rue le site qui était auparavant cerné d’une clôture. Quatre secteurs rendus autonomes par un accès différencié démultiplieront les usages : concerts, studios de répétition, salles de médiation culturelle et administration. Des jardins partagés aménagés dans le prolongement du bâtiment créeront un lieu de promenade. L’ajout d’un étage doublera la surface, qui passera à 4 000 m2 .

Bardage d’inspiration japonaise. La nécessité d’alléger la charge sur les murs porteurs en béton et les planchers guide les techniques de construction. La surélévation des studios de répétition et d’une petite salle de 230 m2 s’appuie sur un portique métallique, et ses façades sont en panneaux de bois contrecollés, plus légers. Dans la salle originelle du rez-de-chaussée, une mezzanine en béton augmente la capacité à 1 200 spectateurs. L’Office parisien d’architecture a reçu du maître d’ouvrage la consigne de limiter les démolitions aux parties les plus endommagées. Le bardage, métallique au rez-de-chaussée pour mieux résister à l’usure, est en bois brûlé à l’étage. Cette technique traditionnelle japonaise, baptisée yakisugi , fait appel à la carbonisation pour protéger le matériau des agressions extérieures.

La dépense s’élève à 4,7 millions d’euros TTC, financée pour moitié par la Ville de Dijon et pour l’autre par la région Bourgogne Franche-Comté et le conseil départemental de la Côte-d’Or. Le groupe Suez, gestionnaire de l’eau et de l’assainissement de l’agglomération, apporte pour sa part une contribution de 800 000 euros.

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