Actualité Environnement

La valorisation des déchets, entre espoirs et déboires

La production de chaleur urbaine à partir du biogaz issu de la fraction fermentescible des ordures ménagères suscitera l’un des premiers chantiers de l’après 30 mars, à Strasbourg : délégataire de la communauté urbaine, Senerval a franchi fin 2013 l’étape de l’enquête publique sur ce projet de 5 millions d’euros, qui desservira 5 000 logements à basse consommation à partir de 30 000 tonnes de biodéchets. L’engouement des agglomérations pour cette filière persiste, malgré le désastreux retour d’expérience de Montpellier, où l’usine de méthanisation s’est invitée dans la campagne électorale : Joseph Francis, représentant de l’UDI, propose la fermeture de l’équipement quatre ans après son inauguration ; Jacques Domergue, tête de liste UMP-UDI, affirme son soutien aux riverains mécontents des nuisances olfactives, et Philippe Saurel, dissident socialiste, demande un bilan complet. A côté de la valorisation thermique, le recyclage par l’agriculture de proximité et l’économie sociale et solidaire figurent dans la campagne électorale de Jean-Louis Fousseret : le maire socialiste sortant de Besançon parie sur le développement du tri sélectif, grâce à un réseau de composteurs. En aval, la méthanisation pourrait entraîner la suppression d’un four de l’usine d’incinération.

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