Enjeux

La transmission en douceur de l’entreprise SDCC

Jean-Claude Mattio a préparé et accompagné, sur près de dix ans, la cession de son entreprise à deux de ses salariés.

A 63 ans, Jean-Claude Mattio, créateur de la Société dauphinoise de charpente couverture (SDCC), est un homme heureux. Son vœu, céder les rênes de son entreprise la soixantaine venue, est exaucé. Et de bien belle manière avec une transmission, effectuée en douceur, à deux de ses collaborateurs. « Pour réussir une transmission, analyse Jean-Claude Mattio, il faut réunir trois conditions : un cédant qui a envie de transmettre, des repreneurs motivés et compétents, et une entreprise en bonne santé. » Trois conditions réunies dans cette entreprise iséroise de 45 salariés.

Evolutions techniques et technologiques.

C’est en 1998 que David Bosch, ingénieur diplômé de l’Ecole nationale supérieure des technologies et industries du bois d’Epinal (Enstib), alors en service civil au sein de Fibois Valence, organisme interprofessionnel de promotion du bois, fait la connaissance de Jean-Claude Mattio. « A cette époque, nous sortions d’une longue crise et avions besoin d’accompagner les évolutions techniques et technologiques de notre métier, notamment avec la commande numérique. Aussi, j’ai proposé à David d’intégrer l’entreprise sur la partie informatique et dessin. » Un autre poste se libère dans le même temps et Emmanuel Favet, également ingénieur Enstib, intègre à son tour la société. Les deux quadras sont aujourd’hui à la tête de l’entreprise. « J’ai eu la chance d’avoir un patron qui m’a donné des responsabilités et qui m’a proposé, il y a dix ans, ce projet de reprise », souligne David Bosch. La transmission de la majorité des actions s’est déroulée en deux phases : l’une en 2007 et l’autre en 2012. Aujourd’hui, respectivement président de l’entreprise et directeur du bureau d’études, David Bosch et Emmanuel Favet bénéficient, jusqu’en juin prochain, de l’accompagnement de Jean-Claude Mattio, qui intervient désormais en qualité de consultant.

L’entreprise, qui jouit d’un carnet de commandes d’un an, est en ordre de marche pour répondre aux enjeux du secteur en matière de performance énergétique des bâtiments. « En pleine crise, nous avons fait le pari d’investir, souligne David Bosch. Sur un foncier situé à 500 m de notre siège, nous avons installé un deuxième site de production dédié à l’assemblage », précise le chef d’entreprise. Reconnue pour ses réponses techniques dans le domaine de l’ossature bois, SDCC est aujourd’hui en capacité de répondre à des marchés importants. A son actif, l’école internationale de Manosque, conçue par Rudy Ricciotti, ou le siège de l’agence d’architectes Groupe 6 à Grenoble.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
ENCADRE

11 millions d’euros de chiffre d’affaires 2014, 25 000 m 2 dédiés à la production sur deux sites.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X