Enjeux Logement

La SNI jette les fondations de sa nouvelle stratégie

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Fondation - Logement social

Le groupe SNI se verrait bien sortir des frontières métropolitaines. En 2016, la filiale immobilière de la Caisse des dépôts a planché sur la prise de contrôle de six sociétés d’économie mixte de logements sociaux établies dans les départements d’outre-mer (Sidom). « Nous serons en état de conclure un accord mi-juin pour quatre d’entre elles à la Réunion, en Guadeloupe, en Martinique et à Mayotte. Nous tablons sur un décalage de trois à six mois pour les deux Sidom de Guyane », évalue André Yché, président du directoire de la SNI, lors de la présentation des résultats 2016 de l’entité.

Cette traversée des océans donnera-t-elle à SNI le goût du grand large ? « Nous devrions tester en 2017 notre capacité à faire du conseil à l’international en matière de mise en œuvre de politiques publiques, de création et de gestion de fonds d’investissement, poursuit André Yché. Nous réfléchirons aussi à la manière dont la SNI peut travailler à l’organisation et à la maîtrise du développement des métropoles africaines, à l’exemple d’Abidjan ou de Dakar. Car l’explosion démographique est de nature à les déstabiliser. »

Poursuivre l’innovation financière. L’an passé, la SNI a lancé un fonds d’investissement nommé Hémisphère, qui a permis de lever 100 millions d’euros auprès de six investisseurs. Selon nos informations, près de la moitié de l’enveloppe a été mobilisée pour permettre à Adoma (filiale de la SNI) de racheter 62 hôtels Formule 1 à AccorHotels pour accueillir des demandeurs d’asile.

L’outil fonctionne tellement bien que, « dès 2017, nous procèderons au montage d’un fonds comparable [nommé Hémisphère 2, NDLR] mais orienté vers la construction de logement social en zone très tendue », précise le président du di-rectoire. Ce fonds symbolise la vision de la SNI sur la mutation du modèle économique du logement social : étant donné que l’Etat accordera moins de subventions, les organismes devront lever de la dette et mobiliser davantage de fonds propres. « Hémisphère 2 a vocation à nous en apporter, dévoile André Yché. Car l’emprunt ne finance pas plus de 70 % d’un programme. »

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