Architecture Mécanique

La seconde vie des moucharabiehs de l’IMA

A l’arrêt depuis des années, les iris des 240 panneaux de la façade sud de l’Institut du monde arabe vont reprendre du service.

Pourquoi les 240 moucharabiehs de l’Institut du monde arabe (IMA) sont-ils tombés en panne, les uns après les autres, après cinq ans d’usage ? La question divise les architectes et l’administration du site. Les 57 iris qui composent chacun des panneaux carrés de 1,818 m placés en 10 rangées de 24 colonnes sur la façade sud du bâtiment étaient censés s’ouvrir et se fermer, tous ensemble, au rythme du soleil et des besoins de régulation thermique. Leur moteur est commandé de façon volontaire ou par une cellule photoélectrique, placée en toiture, selon la luminosité ambiante.

Testé en laboratoire en 1987, le mécanisme devait durer cinquante ans avec une utilisation « normale », limitée à 20 cycles de mouvements par jour. Une fois en panne, il a été délaissé jusqu’à aujourd’hui. « Trop souvent sollicités sans respecter ce cahier des charges, pour de simples démonstrations ou des effets de lumière, les mécanismes ont vieilli prématurément, déplore Rodo Tisnado, architecte d’Architecture Studio coconcepteur du bâtiment. Et leur entretien,...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5893 du 28/10/2016
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