Enjeux

La santé financière des entreprises reste fragile

Mots clés : Risque sanitaire

Dans une étude, KPMG analyse les indicateurs économiques et financiers de ses clients.

Les analyses conjoncturelles sur le bâtiment se suivent… et ne se ressemblent pas ! Les indicateurs économiques et financiers pour l’année 2014 révélés par la 22e édition de l’étude du cabinet KPMG sur les tendances et les perspectives du secteur tranchent en effet avec les chiffres de la Fédération française du bâtiment (FFB). Quand cette dernière concluait à un recul de l’activité de 5,1 % en 2014, le cabinet d’expertise-comptable indique pour sa part un taux de croissance compris entre 0,5 % et 0,9 % sur la même période ! La différence provient du panel d’entreprises considéré dans le calcul : la totalité des entreprises adhérentes de la FFB d’un côté, et 2 661 entreprises de moins de 50 salariés clientes de KPMG de l’autre. « Notre échantillon est représentatif d’entreprises en activité, n’étant donc ni gérées par un administrateur ni en dépôt de bilan », précise Annie Chauzu, responsable du réseau Bâtiment chez KPMG. Mais si l’activité de ces entreprises – hors entreprises individuelles – croît faiblement (voir tableau ci-dessous), les taux de résultat net ne font que se maintenir. La valeur ajoutée, quant à elle, décroît, ce qui suppose que les entreprises « ont dû rogner dans leurs charges fixes, en attendant la reprise d’une conjoncture plus favorable », détaille l’étude. Pour Annie Chauzu, la situation des entreprises reste ainsi « excessivement fragile ». D’ailleurs, l’enquête réalisée par l’institut CSA pour KPMG en complément de l’étude auprès de 400 entrepreneurs montre que « moins d’une entreprise sur cinq embauchera dans l’avenir », et ce quels que soient les corps de métier. Alors pour rebondir, Annie Chauzu livre deux conseils principaux (voir ci-dessous) : prendre le virage du Plan de transition numérique et capter les marchés liés au Plan de relance énergétique. Une dynamique que certains entrepreneurs ont déjà amorcée, et qui leur permet de tirer largement leur épingle du jeu… Parole d’expert-comptable !

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ENCADRE

11 % des chefs d’entreprise de l’échantillon ont connaissance du Plan de transition numérique pour le bâtiment.
77 % des patrons sondés connaissent l’incidence fiscale pour leurs clients du Plan de transition énergétique mis en place par le gouvernement.

ENCADRE

« L’avenir appartiendra aux entrepreneurs qui sauront prendre le virage du Plan de transition numérique (rapport Bertrand Delcambre), qui propose la mise en place de process permettant de gagner in fine en productivité. Des perspectives de croissance s’ouvriront aussi à ceux qui s’engouffreront dans les nouveaux marchés générés par le Plan de transition énergétique. Certains chefs d’entreprise sont déjà porteurs de ces innovations et atteignent des taux de croissance très confortables, notamment lorsqu’ils savent répercuter sur leurs clients les incidences des avantages fiscaux. Mais la plupart des entrepreneurs vivent une période complexe : d’un côté, ils doivent maintenir ce qui est acquis et faire évoluer les compétences au quotidien. De l’autre, ils se doivent d’avoir une vision stratégique gagnante à moyen ou long terme. Pour les aider à surmonter cette complexité, les chefs d’entreprise attendent de leurs syndicats professionnels de l’information et des formations qui leur permettraient de les réorienter vers ces nouveaux enjeux. »

Annie Chauzu, associée KPMG, responsable du réseau Bâtiment.

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