Enjeux

La ruée sur le logement neuf

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Politique du logement

Les ventes enregistrent une progression à deux chiffres. Mais le stock fond comme neige au soleil.

Quelque 68626 logements collectifs neufs ont été commercialisés depuis début 2015 selon le ministère du Logement, soit 21% de plus que sur les trois premiers trimestres de l’année 2014. Une bonne nouvelle, ressentie par les promoteurs de toutes les régions métropolitaines, «sauf en Poitou-Charentes» selon le ministère. Si la commercialisation de maisons individuelles se redresse (+11 %), «le niveau de ventes reste inférieur à ceux observés en 2012 (-13%, NDLR)», tempère le ministère du Logement. Et, bien que les mises en chantier aient augmenté en octobre (voir page 8 de ce numéro), l’inquiétude demeure. « Les promoteurs éprouvent des difficultés à trouver du foncier, à obtenir des permis de construire et à faire face aux recours », assure Alexandra François-Cuxac, présidente de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI), lors d’une conférence de presse. En conséquence, le stock « se contracte fortement » dans l’individuel, observe le ministère qui dénombre 8 900 maisons en vente (- 17 %). Le collectif n’échappe pas à la règle, 98 100 appartements composent l’encours (- 7 %), soit moins d’une année de commercialisation (la FPI table sur 115 000 ventes en 2015).

La reprise de la construction plombée ?

Si l’offre se réduit trop fortement et que la demande de logements neufs se maintient, les prix de vente pourraient augmenter. De quoi plomber la reprise de la construction ? Réponse négative pour Renaud Cormier, directeur général de Théséis, groupement professionnel spécialisé dans l’investissement locatif. Pour ce dernier, les particuliers investisseurs (qui représentent 54 % des acheteurs) ne devraient pas fuir le marché. D’abord parce « qu’ils ne regardent pas tellement le prix, leur première motivation consiste à ne pas payer d’impôts ». Ensuite « parce que les promoteurs auront plutôt tendance à sortir des opérations dans des communes moins récalcitrantes à la construction ». Reste à savoir comment réagiront les primo-accédants aux budgets serrés à une potentielle hausse des prix…

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