Territoires Saône-et-Loire

La Route Centre Europe Atlantique est en bonne voie

Mots clés : Réseau routier

Décidée par l’Etat en 2013, la mise à deux fois deux voies de la Route Centre Europe Atlantique (RCEA) mobilise 209 millions d’euros jusqu’en 2019. Elle présente la caractéristique d’imbriquer les phases études et chantier de ses trois tranches.

La première tranche (8,2 km d’élargissement et 5 km de voie nouvelle) est en travaux depuis octobre dernier. La consultation des entreprises de la seconde démarre en mars : d’un montant de 74 millions d’euros, elle concerne un tracé neuf de 8 km entre Paray-le-Monial et Charolles, l’élargissement de 6 km à Génelard et un nouvel échangeur à Palinges. Les entreprises seront choisies à l’automne pour un démarrage du chantier dans la foulée. Le même calendrier est prévu en 2017 pour la dernière portion, constituée de deux sections neuves de 8 km sur la RN 79 et budgétée à 32 millions d’euros.
La planification du chantier permet d’éviter les déviations et de limiter les perturbations de circulation à quelques coupures ponctuelles. Ainsi, en ce moment, quatre chantiers de terrassement, génie civil et pose de chaussée se déroulent simultanément à proximité de Montceau-les-Mines et de Paray-le-Monial. « Les études spécifiques – géologiques, d’assainissement, de bruit – sont ajustées au fur et à mesure », indique Gilles Cartoux, chef de service ingénierie routière à la direction interdépartementale des routes (DIR) Centre-Est.

Ouvrages d’art préfabriqués.

En tout point du projet, l’élargissement de la chaussée obéit à la même méthode : une nouvelle voie est construite à côté de l’existante, puis à la fin de l’année, la circulation sera basculée sur la portion neuve afin de rénover l’ancienne. Les ouvrages d’art sont en grande partie préfabriqués. Dans la première tranche, le groupe NGE, associé à Guinot TP, a achevé, mi-février, la construction du pont de La Favée du Bas à Saint-Eusèbe, dont le tablier a été coulé sur une voûte formée de deux éléments préfabriqués.

Début mai, le pont du Bois Bretoux, à Montchanin, qui s’élève à 10 m pour faire passer les convois exceptionnels, recevra son tablier en poutres métalliques. Le groupement d’entreprises Roger Martin, Rougeot TP et Berthold réalise en ce moment les fondations des piles, parallèlement au doublement du viaduc sur le canal du Centre. Le 9 mars, SNCTP et Colas couleront le tablier du pont des Champs Pasquauds, qu’ils viennent de surélever afin de respecter les normes sismiques, sur la portion neuve entre Paray-le-Monial et Saint-Vincent-Bragny. Pour des raisons de calendrier, ce marché a été séparé du lot terrassement, ouvrages d’art, rétablissement des chaussées (Toarc) confié à Eurovia avec Est Ouvrages, Thivent et DFC Battage.
« On fait la RCEA avec la RCEA », comme aime à le dire Michel Quinet, directeur des transports et de la mobilité de la Dreal Bourgogne-Franche-Comté. Traités à la chaux ou au liant hydraulique, les matériaux excavés sont en effet réutilisés sur les sections déficitaires, voire mis en réserve pour les tranches suivantes.

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