Architecture

La révolution du BIM à l’épreuve du terrain

Mots clés : Logiciels - Outils d'aide

Sur le papier, la maquette numérique ne présente que des avantages. Qu’en est-il en pratique ? Le point en trois opérations.

Mesurer précisément les atouts et les inconvénients du building information modeling (BIM) tient encore de la gageure. D’autant plus que cette évaluation n’est possible qu’à partir du moment où des objectifs contractuels ont été fixés. Chez Bouygues Bâtiment Ile-de-France habitat social, Sébastien Cousté, chef du service conception et pilotage technique, estime le gain en temps passé sur les études à 5 %. Autant dire qu’une solide motivation est nécessaire pour investir dans les logiciels et la formation nécessaire.

Pourtant, les architectes ou les entreprises qui ont franchi le pas du BIM ne reviendraient en arrière pour rien au monde. Ainsi, Thibaut Robert, architecte fondateur de l’agence TRAA (Paris) estime qu’il n’aurait jamais pu remporter des projets conséquents (lire . 61) p s’il n’était pas rompu aux méthodes du BIM. De même, Julien Benoît, BIM manager et responsable du pôle préconstruction du groupe Legendre, note que grâce au BIM, de nombreux problèmes ont été résolus avant même le démarrage du chantier du garage atelier de Rennes (lire ci-contre) . « Et à l’époque, la maquette numérique n’a servi qu’à la présynthèse », rappelle Jean-Paul Trehen, architecte et BIM manager chez Egis, qui faisait partie du groupement de maîtrise d’œuvre sur cette opération. « Aujourd’hui, pour le même projet, le BIM servirait à connaître précisément les quantités de matériaux et à organiser le phasage », poursuit-il.

Remise en question. Enfin, l’architecte Thomas Pertriaux, de l’agence Coste Architectures, en charge de la construction du centre aquatique de Saint-Nazaire (lire . 60) p , évalue le gain de temps en exécution à 15 %, « une fois le langage informatique, le type de données à échanger et les modèles correctement calés entre les intervenants ». Utiliser la maquette numérique remet en question les habitudes de travail, d’où l’intérêt de profiter des premiers retours d’expérience concrets sur le sujet. Outre les trois projets présentés ici, de nombreux cas d’école seront détaillés lors de l’événement Meeting BIM, qui se déroulera à Paris les 8 et 9 novembre prochains.

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