Management et prévention

« La reprise se fera progressivement » Pierre Lamblin directeur des études de l’APEC

Quelle est la tendance générale en termes de recrutement dans le BTP ?

Le contexte général de l’emploi est difficile, plus que lors des autres dernières périodes de dépression, en 2003 et en 1993. Un chiffre pour le prouver : sur l’année 2009, nous avons constaté une baisse du nombre de recrutements de cadres équivalente à 28 %. Le bâtiment, qui a été touché lui aussi, résiste plutôt bien. Le pire est derrière nous, mais la reprise se fera progressivement.

La donne a-t-elle beaucoup changé pour les jeunes diplômés que les entreprises s’arrachaient ces dernières années ?

Ils font partie des personnes les plus touchées par le renversement de conjoncture. D’abord, parce que les entreprises recherchent en priorité des cadres confirmés. Et ensuite, parce qu’à cause de la crise et la baisse des niveaux d’embauche observée ces deux dernières années, ce n’est pas une, mais trois promotions de jeunes diplômés qui se retrouvent sur le marché de l’emploi en même temps. Aujourd’hui, cette population représente environ un quart des recrutements.

Ce contexte a-t-il une répercussion sur la mobilité des cadres ?

Tout à fait, et pour une raison logique : en période d’incertitudes, les salariés ont tendance à prendre moins de risques. Lorsqu’on les interroge, on se rend compte que les cadres choisissent de changer de travail pour trois raisons : gagner en autonomie, en responsabilités, et en rémunération. Aujourd’hui, il est difficile de trouver ces trois conditions réunies.

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