Immobilier

La rénovation urbaine et ses effets pour les habitants des quartiers prioritaires

Mots clés : Etat et collectivités locales - Logement social - Monde du Travail - Politique de la ville - Urbanisme - aménagement urbain

Le rapport annuel de l’Observatoire national de la politique de la ville, récemment rendu public, met l’accent sur quelques améliorations en matière de mixité sociale et d’emploi dans les quartiers prioritaires. Un constat s’impose : la rénovation du bâti n’induit pas automatiquement une amélioration des conditions de vie sociale des habitants. Mais les efforts entrepris par l’État et les collectivités territoriales devraient finir par payer.

Chaque année, l’Observatoire national de la politique de la ville (ex-Onzus, Observatoire national des zones urbaines sensibles) publie un rapport considéré à juste titre comme l’indispensable baromètre de l’état des banlieues en France. Cette année, il livre son diagnostic sur les quartiers prioritaires, au nombre de 1 514 depuis le 1 er janvier 2015, avec un focus particulier porté sur le programme de rénovation urbaine. En l’espace de dix ans, ce programme commence à obtenir des retours positifs mais pas assez significatifs sur la diversité de l’habitat 1. Alors que le taux de logements sociaux était de 61,1 % en 2003, il a diminué de 3,4 points durant cette période. Ce résultat s’explique par le fait que 15 % du parc des logements sociaux ont été démolis ; dans le même temps, dans les 594 quartiers concernés par le Programme de rénovation urbaine, 40 000 logements privés ont été érigés. Sans surprise, « c’est dans les quartiers où les démolitions ont été les plus intenses que l’évolution du peuplement des quartiers a été la plus grande », précisent les auteurs du rapport. Un constat qui est appelé à évoluer puisqu’il « restait à réaliser 2 environ 33 % des démolitions et 48 % des reconstructions de logements sociaux selon la programmation totale du Plan nationale de rénovation urbaine (PNRU). De même, les livraisons de logements privés n’atteignaient environ que la moitié des objectifs prévus dans les conventions de rénovation urbaine », précisent les auteurs.

Les conseils de citoyens se rôdent

L’Observatoire fait aussi un point sur la mise en œuvre des conseils citoyens dans les quartiers prioritaires, mesure issue de la loi Lamy 3. 1 054 conseils avaient été créés sur les 1 514 quartiers prioritaires. « Ce sont essentiellement les communes avec l’aide des délégués du préfet » qui en ont été les chevilles ouvrières. Ils comptent à ce jour une vingtaine de membres en moyenne dont la moitié sont des habitants du quartier. Le portage de ces conseils citoyens est assuré « à 30 % par des collectivités ou des équipements parapubliques », ce qui « n’est pas en adéquation avec loi ». L’Observatoire préconise au plus vite...

Vous lisez un article de la revue Operations Immobilieres n° 97 du 11/07/2017
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X