Architecture Technique Ventilation

La rénovation à l’heure américaine

Les bâtiments existants apprécieront deux nouveaux systèmes venus des Etats-Unis.

Un vent d’Amérique va souffler dans les conduits d’aération du Parc des expositions de Villepinte. Deux produits remarquables dans le domaine de la ventilation viennent en effet d’outre-Atlantique. Bien que d’applications différentes, ils reflètent la préoccupation du secteur pour la rénovation des bâtiments existants.

Première nouveauté, la société Lennox (hall 2 – stand E37) présentera eNeRGy, une unité autonome de toiture qui s’adapte à toutes les configurations. L’équipement se compose d’un circuit thermodynamique de chauffage et de refroidissement, associé à une section de traitement de l’air. Cette dernière peut être achetée seule, si le site dispose déjà d’un dispositif de climatisation. Elle comporte également un échangeur thermique rotatif. Cette grande roue de métal percée de milliers de trous tourne en continu à l’entrée de la machine. En configuration de refroidissement, elle est refroidie par le passage de l’air extrait du bâtiment. La rotation met ensuite la portion froide au contact de l’air chaud insufflé depuis l’extérieur. Il se trouve ainsi rafraîchi. Le second module consomme ainsi moins d’énergie pour réguler la température du fluide. Dans le même esprit de sobriété, celui-ci comprend deux compresseurs en tandem. Ils peuvent être remplacés par un modèle à vitesse variable pour encore plus d’économie.

Une étanchéité neuve en un après-midi.

Même avec un appareil aussi efficace, la performance énergétique d’un réseau de ventilation restera médiocre si ses conduites fuient. Les dispositifs de traitement doivent injecter de plus grandes quantités d’air pour compenser ces pertes d’étanchéité. « En France, le débit de fuite sur un réseau aéraulique représente 20 % du débit total », estime Sébastien Girard, responsable commercial de la filiale française de Mez-Technik (hall 3 – stand D31). Cette entreprise allemande a mis sur le marché en mars dernier outre-Rhin l’Aeroseal, une machine qui peut colmater les fissures d’un circuit aéraulique en un après-midi.

Créée par la firme américaine éponyme, elle injecte des particules de polymère adhésives dans les gaines. Ces composés s’agglutinent sur les bordures des trous et forment une couche de mastic souple. « Le mastic sèche en deux heures. La préparation du réseau se révèle finalement l’opération la plus longue, explique Sébastien Girard. Le procédé est plutôt destiné à des bâtiments d’une trentaine d’années. Nous garantissons sur cinq ans les résultats de l’Aeroseal. Cependant, des tests de fatigue effectués aux Etats-Unis annoncent une tenue de quarante ans. » Dans l’Hexagone, le bureau d’études Map Clim est le premier acquéreur de ce produit.

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