Technique Ventilation

La relève est arrivée

Achevée en 2002, la ventilation du terminal 2.2 de l’aéroport de Nice demeure une installation exceptionnelle. Son réseau, alimenté par huit centrales de traitement d’air, compte 56 pièges à son ActA conçus par la société Technofirst. A l’image d’un silencieux classique, cette portion de conduite est tapissée de laine roche et possède en son centre un bulbe, un cylindre métallique qui atténue un peu plus le bruit. Cependant, le bulbe de l’ActA comprend un haut-parleur et deux microphones reliés à un dispositif de calcul électronique. Le premier micro enregistre le son qui circule dans la gaine. A partir de cette mesure, le calculateur génère un contre-bruit. Puis le haut-parleur le diffuse. L’intensité sonore est ainsi réduite dans les basses fréquences, entre 20 et 500 Hz. Enfin, le second micro contrôle l’atténuation de la nuisance.

La première mouture de l’ActA montrait déjà des performances intéressantes. Technofirst avançait une division par cinq des pertes de charge en comparaison d’un silencieux standard. La société a lancé en novembre dernier une nouvelle version de ce produit. Adieu bulbe central, les microphones et haut-parleurs seront maintenant logés dans des piquages perpendiculaires aux gaines (voir schéma ci-dessus) . « Les pertes de charge seront maintenant négligeables. C’est autant de puissance électrique économisée au niveau des ventilateurs et des échangeurs thermiques, remarque Christian Carme, P-DG de l’entreprise. Nous travaillons avec un bureau d’études afin d’évaluer ces gains. » Le nouveau dispositif sera installé pour la première fois au printemps sur le réseau d’une grande enseigne d’électronique à Paris. L’espace manque en toiture pour des silencieux et les voisins se plaignent du bruit. Leurs oreilles seront bientôt soulagées.

Technofirst commercialise également l’ASCa. Son fonctionnement est similaire, mais les composants sont concentrés dans un boîtier. Il s’installe en sortie ou en entrée des conduits courts (voir schéma ci-contre).

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ENCADRE

« La légèreté rend les matériaux moins aptes à traiter les basses »

« La masse des bâtiments est appelée à se réduire afin d’économiser des ressources.

Si les nouveaux matériaux offrent une isolation efficace aux sons médiums et aigus, leur légèreté les rend moins aptes à traiter les basses fréquences (inférieures à 125 Hz).

Le contrôle actif peut apporter une réponse à ce problème.

On pourrait imaginer des cloisons actives dans lesquelles des actionneurs intégrés minimiseraient les bruits. Toutefois, cette technique doit rester simple à mettre en œuvre.

Nous travaillons donc à concevoir des systèmes autonomes, réduisant le travail de câblage au strict minimum et capables de s’adapter à leur environnement. Par ailleurs, les occupants n’accepteront pas forcément la pose de microphones dans les logements. Nous étudions donc des méthodes de réduction du bruit sans intrusion dans l’habitat. »

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