Régions PACA/LANGUEDOC-ROUSSILLON

« La région est très dynamique pour expérimenter les réseaux du futur »

Le nouveau directeur d’ERDF Méditerranée évoque les investissements régionaux et les projets d’ERDF dans les réseaux intelligents.

Quels sont les investissements d’ERDF prévus en 2014 en Méditerranée ?

Nous prévoyons 400 millions d’euros en Paca et Languedoc-Roussillon, répartis à parts égales entre raccordement de nouveaux clients et renforcement des infrastructures. Quelques exemples : un nouveau poste-source prévu dans l’agglomération toulonnaise, 5 millions d’euros investis en Languedoc-Roussillon en accompagnement du dédoublement de l’A9 et de la création de la LGV Nîmes-Montpellier, 2,5 millions d’euros prévus à Nice pour fiabiliser 20 km de réseaux enterrés, du déploiement de réseau à très haut débit dans les zones rurales avec les conseils généraux mais aussi dans le Vaucluse avec le CG 84.

Comment évolue le raccordement des installations d’énergie renouvelable ?

Même si la dynamique s’est ralentie, nous avons raccordé 53 000 sites photovoltaïques en 2013 pour une production de 1 000 MW, soit la puissance d’une tranche de centrale nucléaire.
S’y ajoutent 800 MW à partir d’autres installations comme l’éolien. En 2014, 30 millions d’euros sont prévus pour poursuivre ces raccordements de nouveaux producteurs d’électricité. Ce sont les installations supérieures à 250 kVA qui tirent le marché. Dans l’éolien, nous sommes tributaires des délais d’instruction et de mise au point très longs des projets.

Que représentent les réseaux du futur pour ERDF ?

La production d’énergie locale est déployée ; nous devons la raccorder mais aussi adapter le réseau à cette énergie intermittente. La région Méditerranée est très dynamique en matière d’expérimentation des réseaux du futur. ERDF est fortement impliqué dans le projet « Nice Grid », un démonstrateur de quartier solaire intelligent à Carros qui vient de s’équiper de l’une des plus puissantes batteries d’Europe (1 MW). Nous participons également au projet franco-italien « Green Me » qui doit faciliter la production des EnR, leur intégration et leur pilotage dans les réseaux en fonction de la consommation. Nous soutenons aussi le développement des infrastructures de recharge de véhicules électriques.

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