Enjeux

La quatrième génération Turpeau prend son envol

Mots clés : Enfance et famille - Second oeuvre

A 33 ans, Florent Turpeau reprend les rênes de l’entreprise familiale nantaise Gil Turpeau Bâtiment, spécialisée dans les travaux de second œuvre en rénovation.

A l’image du martin-pêcheur prêt à s’envoler qui habille depuis 2005 la cinquantaine de véhicules de l’entreprise, Florent Turpeau s’est jeté à corps perdu dans l’entrepreneuriat. Après avoir étudié l’architecture pendant deux ans, il décide de rejoindre l’entreprise de finition créée en 1923 par son arrière-grand-père Paul Turpeau, formé à la peinture en décor. « Je suis passionné par l’architecture, le classicisme et le patrimoine, mais on n’est pas obligé de faire de sa passion un métier. En revanche, je commence à comprendre que, de son métier, on peut faire une passion », explique le jeune entrepreneur passé par l’Ecole supérieure des jeunes dirigeants du bâtiment (ESJDB).

Depuis environ deux ans, ce métier, ou cette nouvelle passion, c’est celui de patron, car Florent Turpeau a amorcé le processus de rachat de la société, qui sera effectif en 2021. Un patron au style bien différent de ses aïeux. « J’ai fait des recherches sur l’histoire de l’entreprise et je puise dans l’héritage de mes ancêtres des valeurs comme le travail, la rigueur et l’exemplarité du dirigeant. J’ai conscience cependant de ne pas répondre à l’image que l’on attend généralement d’un patron », avoue Florent Turpeau. « Il m’arrive parfois de devoir taper du poing sur la table, même si en général les choses se font naturellement, sans avoir à les demander car je mise beaucoup sur la confiance », complète-t-il.

10 millions d’euros de chiffre d’affaires 93 salariés

Bonne gestion financière. Malgré les crises, l’entreprise historique de peinture, aujourd’hui spécialisée dans tous les travaux de second œuvre en rénovation jusqu’au tous corps d’état pour assurer un service clés en main, affiche des résultats en constante progression. Ses fonds propres (2,6 millions d’euros) sont de nature à rassurer clients et fournisseurs. Cette bonne gestion, récompensée en 2006 par le Prix Moniteur de la Construction, est le fruit du travail de Gil Turpeau. Agé de seulement 60 ans, le père de Florent Turpeau a conservé un bureau dans la société. Alors comment se passe la cohabitation ? « La période de transmission est toujours ambivalente, tout comme la relation complexe entre père et fils, mais cela se passe très bien. Mon père est aussi passé par là et nous savons tous les deux qu’une entreprise à deux têtes, ce n’est pas possible », explique Florent Turpeau, par ailleurs père de trois enfants.

Ces réflexions, le dirigeant les partage une fois par mois au sein d’un groupe informel rassemblant des jeunes repreneurs d’entreprises familiales de finition comme Mazet (Clermont-Ferrand), chez qui il a effectué un stage en immersion et dont il garde un excellent souvenir. « Nous avons le même métier et nous ne sommes pas concurrents. Ces échanges nous apportent beaucoup », assure-t-il.

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