Autres CATHERINE MULLER, présidente de l'Union nationale des entreprises du paysage

« La profession continue d’embaucher »

Les temps difficiles ont aiguisé sa lucidité sans écorner son enthousiasme : première femme présidente de l’Unep (Union nationale des entreprises du paysage) depuis décembre 2013, Catherine Muller se représente aux suffrages de ses confrères réunis en congrès les 14 et 15 octobre à Beaune (Côte-d’Or).

Comment avez-vous vécu ce premier mandat ?

Il faut une bonne année pour découvrir tous les sujets et se sentir à l’aise dans la fonction, une deuxième pour lancer une ou deux idées, puis une troisième pour commencer à les mettre en œuvre : un mandat ne suffit pas !

Avez-vous hésité à vous représenter ?

Oui. Concilier cette présidence avec la direction d’une entreprise de taille moyenne qui continue à se développer constitue une charge lourde. Mais la motivation à représenter ce métier s’est révélée plus forte…

Quels moments les plus intenses retenez-vous ?

Le lancement de la nouvelle identité de l’Unep, issue d’une longue réflexion, nécessitait une forme de courage, face au risque de mauvaises interprétations. Finalement, tout le monde s’y est retrouvé, ce qui a donné toute sa force à ce moment. Nous avons voulu créer une image qui donne envie, une identité moderne, gaie et créative. La concrétisation de la Maison du paysage a occasionné l’autre temps fort : j’avais soulevé le sujet dès le jour de mon élection. Certes, le résultat peut paraître inabouti par rapport aux ambitions initiales, mais la création de la Maison marque la réussite d’un projet commun à deux institutions de la filière.

Souhaitez-vous également renforcer l’image internationale de la France du paysage ?

Cet effort prend la forme d’échanges de bonnes pratiques au sein de l’Union européenne des entrepreneurs du paysage – l’Elca – qui a récemment reconduit mon prédécesseur Emmanuel Mony à sa présidence. Les marchés du paysage restent très nationaux, sauf exceptions qui relèvent de stratégies d’entreprise dans lesquelles nous n’avons pas à nous immiscer. La visibilité nationale et internationale de la France du paysage repose aussi en partie sur notre salon Paysalia, qui confirmera en 2017 sa trajectoire ascendante. La Fédération française du paysage y tiendra le rôle d’invité d’honneur.

Quelles difficultés avez-vous éprouvées dans l’exercice de votre mandat ?

Comment rester lucide face aux incertitudes qui pèsent sur l’avenir de nos métiers ? La clairvoyance politique ne...

Vous lisez un article de la revue Paysage n° 393 du 14/10/2016
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