Régions Avignon

La prison Sainte-Anne s’ouvre sur la ville

Mots clés : Établissements pénitentiaires et judiciaires - Etat et collectivités locales - Manifestations culturelles - Réseau routier - Transport collectif urbain

5 km de voies seront réservés aux bus sur l’A 51, à Plan de Campagne (13), au terme d’une nouvelle phase de travaux.

550 M€ Budget d’investissement du conseil régional Paca en 2017 avec, pour premiers postes, l’éducation et la culture.

1 mois pour lever les dernières 352 réserves techniques constatées sur la rocade L2 de Marseille avant son inauguration.

La Ville d’Avignon a levé le voile sur le projet de reconversion de la prison Sainte-Anne. A la fin octobre, elle avait acté, à la suite de l’appel à projets et de la proposition du jury, le choix du groupement composé du promoteur LC2I, des architectes Fabre et Speller et BAUA, de l’entreprise Girard, des bureaux d’études BMI et TPF-i. Cette équipe, qui n’a pas hésité à associer en amont les futurs gestionnaires au projet, compte de nombreuses références pour ce type d’opération : les Voûtes de la Major à Marseille (LC2I), le couvent Sainte- Anne à Lannion (Fabre et Speller) ou encore les Docks Village à Marseille (Girard) pour les plus récentes. « Notre ambition est grande pour ce bâtiment. Nous voulons y créer un véritable lieu de vie, pluriel dans ses fonctions et à même de redynamiser cette partie du centre historique », explique la maire d’Avignon, Cécile Helle.

Au sein d’un ensemble de 11 000 m², le défi pour les opérateurs était de répondre précisément au cahier des charges de la Ville, tout en proposant une ambition urbaine et architecturale. Etaient demandés des logements intergénérationnels, des logements T4 et T5, un espace de coworking , des commerces, une friche artistique et culturelle de 700 m² à rétrocéder, ainsi que des places de stationnement. « Aussi paradoxal que cela puisse paraître, notre approche a d’abord consisté à restaurer la prison et sa dimension patrimoniale. Puis à en faire une opportunité pour concevoir de nouveaux aménagements et des usages inédits », détaille l’architecte Vincent Speller.

Commerces et activités multiples.

La démarche est allée de pair avec un travail d’ouverture de nouvelles vues et de transparence – arase ou démolition des murs d’enceinte, ouverture de portes et de « brèches », etc. – pour signifier ces nouveaux usages et rendre la prison perméable au quartier. Ainsi, la démolition de l’aile de fermeture de la cour sud-est permet de créer une nouvelle place et d’installer des commerces en soubassement de ce parvis. Toute la partie sud du bâtiment est dédiée à l’ensemble des nouvelles fonctions, hors habitat permanent : crèche, restaurant, auberge de jeunesse, cabinet médical, friche culturelle ou encore espace de coworking .

« Les 70 logements, organisés autour d’un jardin, se répartissent sur trois niveaux, selon leur typologie. Et ils auront des hauteurs jusqu’à 4 m sous clé de voûte », ajoute Vincent Speller. Au rez-de-chaussée, ils bénéficieront de patios réalisés sur l’emprise de l’ancien chemin de ronde. Au niveau 1, les logements intergénérationnels profiteront de couloirs de distribution, reconvertis en lieux de rencontre. Au niveau 2, prendront place des duplex qualitatifs, dont les émergences en zinc évoqueront autant de petites maisons de ville.

Le projet va nécessiter un investissement travaux de 16,5 millions d’euros HT. A la fin décembre, le compromis de vente (2,65 millions d’euros) sera signé, suivi du dépôt du permis de construire. Le chantier démarrera à la fin 2017 pour une livraison attendue à la fin 2019.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X