Territoires Grenoble

La Presqu’île devient un nouveau quartier à vivre

L’arrivée de la première grue en septembre 2014 sur l’îlot Cambridge a confirmé la mutation du quartier de Grenoble Presqu’île en un quartier habité. Un projet d’aménagement à la fois urbain, économique, industriel, universitaire et scientifique porté par des investissements publics et privés de 1,3 milliard d’euros. Alors que les acteurs de l’enseignement et de la recherche ont déjà renforcé leur implantation avec la construction de 100 000 m2 de surface de plancher ces cinq dernières années, « l’un des enjeux importants est d’arriver à créer du lien et une dynamique à l’échelle de l’agglomération et de la ville », souligne Maud Tavel, présidente de la société d’économie mixte Innovia, aménageur de la zone d’aménagement concertée (ZAC) créée en 2009. Et d’ajouter : « Avec cette opération, nous avons la volonté de créer un quartier, d’installer du logement et de la mixité tout en confortant l’activité déjà présente. »

Le tram au pied des logements et des commerces.

Pour ce faire, le plan d’ensemble, élaboré par l’architecte en chef Christian de Portzamparc précise les secteurs qui composent ce territoire de 250 ha, soit 18 % de la surface de la ville. A l’ouest du quartier, le pôle scientifique. A l’est, les bureaux. Et, au nord, les activités économiques. Les logements et commerces de proximité seront situés, quant à eux, au niveau du nouvel arrêt de tramway dans le cadre du prolongement de la ligne B. En raison de la présence de l’eau, des éléments naturels et des massifs de la Chartreuse et du Vercors, la dimension paysagère est l’un des enjeux du projet. Après le prolongement de la ligne B du tramway, l’aménagement d’espaces publics comme la nouvelle place Nelson-Mandela ou la livraison d’un programme de logements, d’autres opérations démarrent ou sont déjà en cours : le Pavillon de la mobilité et ses 470 places de stationnement (lire encadré ci-dessous), le nouveau siège de la Fédération du bâtiment et des travaux publics de l’Isère (2 500 m2) et 13 opérations totalisant 756 logements. Pour installer une offre commerciale et animer le front de rue, huit nouveaux emplacements (2 105 m2) répondront aux besoins des nouveaux habitants, des étudiants et des salariés. Un nouveau parc d’environ 6 000 m2 est programmé pour 2018-2019 et Maud Tavel confirme « qu’il y a une réservation pour une école et une crèche sur Cambridge ».

Depuis le changement de municipalité en avril 2014, le projet connaît des évolutions. Vincent Fristot, adjoint à l’urbanisme et à la transition énergétique, insiste sur la nécessaire maîtrise financière : « La question majeure a été l’équilibre de la ZAC qui présentait un déficit que nous avons ramené de 108,9 à 85,9 millions d’euros grâce à un travail de prospective financière à l’échéance 2034. Nous nous sommes également souciés des charges des futurs habitants en remplaçant le système de chauffage de boucle d’eau tiède par un système de pompe à chaleur. Nous avons ainsi divisé par cinq l’investissement, en passant de 10 à 2 millions d’euros, et par deux la facture pour les utilisateurs ». Le grand potentiel autour des activités sportives, de loisirs de plein de air est également à l’étude et pourrait devenir une orientation forte du projet avec les modes de déplacements doux. Une passerelle sur l’Isère est également à l’étude. 

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Les mobilités au cœur du projet

Les déplacements et la mobilité sont une composante forte de ce projet Écocité. Pour Vincent Fristot, adjoint à l’urbanisme et à la transition énergétique, le contexte est particulièrement favorable « avec une très forte utilisation du vélo et la présence d’une ligne de tram. Nous souhaitons faire cohabiter de multiples outils de mobilité physiques et conceptuels. Nous jouerons également sur le foisonnement des places qui servent pendant la journée pour les activités mais sont disponibles le soir et le week-end pour les logements. » Détaché des logements, le stationnement se concentrera dans un parking silo de 470 places. Ce Pavillon de la mobilité donnera accès à tous les moyens de transport existants : vélos, véhicules partagés, véhicules électriques. Le kiosque de la mobilité et le « Pass mobilité » permettront à chaque usager d’optimiser ses déplacements en facilitant l’accès à l’information.

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