Réglementation Maîtrise d'œuvre

« La pratique du BIM ne peut s’improviser, elle doit passer par la contractualisation »

Mots clés : Logiciels - Outils d'aide

Entretien avec Michel Klein, directeur des sinistres à la MAF.

Devant l’essor de la maquette numérique, la Mutuelle des architectes français assurances (MAF) vient de présenter des outils juridiques et des clauses à insérer dans les contrats de maîtrise d’œuvre dans le cadre d’une opération en BIM.

Pourquoi avoir mis au point ces outils ?

Pour sécuriser les relations contractuelles. Car si le BIM constitue un outil d’amélioration du processus de production des bâtiments au service des constructeurs, il est également très performant pour la commercialisation, la maintenance et la valorisation des ouvrages ! L’enjeu économique est réel pour la maîtrise d’ouvrage comme pour l’utilisateur. Dès lors, la pratique du BIM, qui dépasse la simple représentation virtuelle du projet, ne peut s’improviser. Le maître d’ouvrage doit imposer une règle du jeu commune aux intervenants, et chaque professionnel doit identifier le rôle qu’il joue dans ce processus. Cela passe par la contractualisation.

Quelle est la situation aujourd’hui ?

Nous avons constaté que les acteurs se lancent dans le BIM sans objectifs ni mission clairs. Autrement dit, les concepteurs travaillent sans filet. En cas de sinistre, l’absence de limites les expose à des responsabilités pour lesquelles ils ne sont pas assurés. Par exemple, si un BIM manager prescrit une solution...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5945 du 20/10/2017
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