Enjeux

La pluriactivité au cœur du succès de Chanut

Mots clés : Maçonnerie - Menuiseries

L’entreprise de maçonnerie, fondée en 1924, a développé des compétences en menuiserie et en rénovation.

A Bourgoin-Jallieu, en Isère, berceau de l’entreprise Chanut, un vaste chantier bat son plein au cœur de la ville. Une opération 100 % privée conduite par l’entreprise de gros œuvre et Moulin TP, autre entreprise du cru. Sur un tènement de 2,8 ha acquis par les deux partenaires, le futur centre Folatière accueillera des commerces, des logements et une résidence seniors. « Pendant cette période de crise, cette opération a été déterminante pour faire tourner notre activité bâtiment gros œuvre », souligne Jacques Chanut, son dirigeant depuis 1996. Elle symbolise parfaitement l’état d’esprit de l’entreprise, organisée en trois pôles d’activités : industriel et tertiaire, logement, et maçonnerie gros œuvre. « J’ai développé une approche pluriactivité et pluriclient », confirme-t-il.

Interlocuteur unique de ses clients.

Une diversification amorcée par ses parents dans les années 1970 qui ont fait évoluer l’entreprise de son activité traditionnelle de maçonnerie vers la construction de bâtiments industriels et le logement. « Nous nous positionnons comme interlocuteur unique de nos clients. Cela nous a conduits à intégrer d’autres compétences comme la menuiserie en rachetant une entreprise », raconte le dirigeant. Aujourd’hui, le groupe, qui compte une centaine de salariés, intervient aussi bien auprès d’une clientèle de particuliers que de commerçants, d’industriels, de promoteurs… et ce, du gros œuvre à la rénovation tous corps d’état.

Quatrième génération à la tête de l’entreprise qui vient de fêter ses 90 ans d’existence, Jacques Chanut n’était pourtant pas prédisposé à reprendre le flambeau. Après ses études à l’école de commerce de Chambéry, il débute sa carrière dans l’industrie. « L’entreprise familiale avait tellement été présente dans ma jeunesse que je n’avais pas l’idée de la reprendre. La question s’est posée au moment où mes parents ont parlé de la transmettre. »
Elu en 2014 à la tête de la Fédération française du bâtiment, Jacques Chanut a cherché un bras droit en dehors du cercle familial. « J’ai été marqué, au cours de ma carrière par des fratries qui se sont déchirées faute de vision commune pour l’entreprise. » Son choix s’est porté sur Thierry Delmas, quinqua comme lui, passé par une major de la construction. Nommé directeur général, il détient 15 % du capital de la société. « J’ai recruté quelqu’un qui a l’esprit d’entreprendre et aura, au même moment que moi, l’envie de transmettre », note Jacques Chanut. Pas certain que ses deux enfants – aujourd’hui âgés de 16 et 20 ans – soient les prochains dirigeants. « L’important est d’assurer la pérennité de l’entreprise, de préserver l’outil de production car, derrière, ce n’est pas une mais 100 familles qui en dépendent ! » Pris par ses fonctions syndicales, Jacques Chanut reste néanmoins au contact de son entreprise : « Je suis présent à Bourgoin une fois par semaine. Quand on porte la parole des entrepreneurs, il faut rester connecté au terrain. »

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