Territoires Tourcoing

La Plaine Images s’offre des espaces publics (ré)créatifs

Dofus, Wakfu, Krosmaga… Autant de noms évocateurs pour les passionnés de jeux vidéo. Et autant de créations du studio Ankama, une des locomotives de la Plaine Images, à Tourcoing. La Plaine Images ? Cinq hectares d’un ancien site industriel à l’architecture exceptionnelle, reconvertis par la SEM Ville renouvelée et l’architecte Pierre Gangnet en un quartier entièrement consacré à l’image et aux industries créatives : animation, audiovisuel, images de synthèse, cinéma, réalité augmentée, 3D, interactions tactiles et gestuelles, serious game, etc. Un cluster d’une centaine d’entreprises et de quelque 1 500 salariés, chercheurs et étudiants, qui a déjà vu la réhabilitation de 20 000 m2 de locaux en attendant la construction de 20 000 m2 supplémentaires en cœur d’îlot, dont la première opération, le Link, est en cours (livraison en octobre).

Ambiance campus.

Une nouvelle étape du développement du site démarre ce mois de mai, avec les travaux d’aménagement des espaces publics (3,2 millions d’euros HT), qui vont s’étaler sur dix-huit mois. « Lorsqu’on nous a missionnés en 2012 sur ce projet, il manquait quelque chose, se souvient Pierre Gangnet. Le bâti était là, mais on ne voyait pas trop comment l’ensemble allait pouvoir fonctionner, comment la communauté allait pouvoir s’animer. Nous avons donc travaillé sur les interactions, à l’image de ce qui peut se faire sur les campus américains. N’oublions pas que nous avons affaire à des gens qui travaillent dans le secret. On ne rentre pas chez Ankama comme ça ! Il était donc nécessaire d’inventer des lieux où puisse s’opérer la rencontre. »

D’où l’idée de dessiner ce que l’architecte appelle un « grand jardin ». Le maître d’ouvrage évoque pour sa part, par la voix de son chef de projet Simon Van Loye, un « grand salon ». Mais peu importe le vocabulaire choisi, les deux parlent de la même intention : créer un « barycentre », soit, en géométrie analytique, le centre de masse d’une plaque homogène, qui prend ici la forme d’un vaste espace public piétonnier et récréatif, avec sa végétation, ses bancs, ses tables de pique-nique et son boulodrome.
Le barycentre en question fera face à l’ancienne chaufferie Vanoutryve, qui, juste à côté de l’Imaginarium (à la fois centre de recherche, hôtel d’entreprises, incubateur et espace de diffusion culturel), est appelée à devenir un espace dédié à la restauration et à l’événementiel (une promesse de vente a été signée avec un promoteur). Actuellement, un autre prospect vise l’installation d’un data center auprès du parking livré en 2014.
Les lots de travaux ont été attribués à GDTP (voirie), Eiffage Energie (éclairage public), Yves Carton (contrôles d’accès, serrurerie), Norenvert (espaces verts) et Bois et Loisirs (mobilier urbain). Ces deux dernières entreprises se sont distinguées récemment à travers la réalisation des jardins Robert-Mallet-Stevens à Croix (lire « Le Moniteur » du 6 mai 2016).
Rendez-vous est donc pris fin 2017 pour l’inauguration. Ce jour-là, le climat ne se prêtera sans doute pas à un pique-nique ni à une partie de boules, mais plus certainement à la pratique du jeu vidéo.

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